Crédit interentreprises : Euler Hermes Sfac poursuit le dispositif public d'assurance-crédit à l'export... sans l'État

Crédit interentreprises : Euler Hermes Sfac poursuit le dispositif public d'assurance-crédit à l'export... sans l'État
Ludovic Sénécaut, président du directoire d'Euler Hermes Sfac. © DR

Fin 2009, dans une France encore assommée par la crise, le gouvernement s'était lancé dans un programme d'aide aux exportateurs français. C'est fini, mais Euler Hermes Sfac reprend le flambeau.

L'État, après avoir soutenu Cap Export, qui doublait la garantie des assureurs-crédit en cas de réduction des encours, et Cap +, qui permettait de bénéficier de garanties là où les assureurs-crédit ne couvraient pas, se retire. C'est fin 2011, au moment du renouvellement, que la puissance publique a signifié qu'elle ne poursuivait plus ce programme. Le dispositif a bénéficié à 82 000 entreprises et l'ensemble a été très légèrement déficitaire de 10 M€.

Euler Hermes Sfac vient d'annoncer qu'il prendrait le relais. Cependant, en raison des contraintes imposées à l'État français par les institutions européennes, dont sont exempts les acteurs privés, des changements sont à noter. L'accord de Bruxelles n'est plus nécessaire et le périmètre géographique est élargi, avec 19 pays réintégrés. Par ailleurs, l'obligation faite aux exportations garanties par Cap Export de contenir au moins 40% de production réalisée en France est supprimée. C'est également le cas du plafond de chiffres d'affaires (1,5 Md€) permettant de bénéficier du dispositif. Enfin, si l'État avait fixé un prix unique pour tout le monde, il faut noter que les tarifs ont été revus.

Un risque accru

« Il n'y a pas eu de rupture de processus, nous n'avons pas perdu de client et nous avons même des encours légèrement supérieurs à ce que l'on avait avec le dispositif public », explique Ludovic Sénécaut, le président du directoire d'Euler Hermes Sfac. Pour l'assureur, le contexte économique justifie de poursuivre le programme, et il estime que le risque à l'international des entreprises françaises est encore plus important, puisqu'il avait progressé de 3,7 % en 2011 et qu'il est en hausse de 9,5% en 2012. Le souci, c'est que la France se tourne vers des partenaires commerciaux dont l'indice de défaillance se dégrade : en 2012, parmi les cinq principaux, trois subiront une augmentation de leurs défaillances de plus de 10% (10% pour la Belgique, 15% pour l'Italie et 20% pour l'Espagne).

En tout cas, un chemin est ouvert pour les assureurs-crédits privés : « L'expérience de la distribution de produits pour le compte de l'État était une première », rappelle Ludovic Sénécaut, à l'exception de Coface, qui a toujours été un partenaire privilégié pour des raisons historiques. Et il faut noter que 50% des entreprises qui ont bénéficié de ce programme l'ont fait via Euler Hermes.

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