Dentaire : près de 40% de renoncement réel aux soins

 Dentaire : près de 40% de renoncement réel aux soins

Les restes à charge élevés constituent bien un frein à l’accès aux soins dentaires, montre une étude de Santéclair qui s’appuie sur le suivi de devis.


Alors que les études sur le renoncement aux soins peuvent être sujettes à caution, tant du fait de leur méthodologie que de leur caractère déclaratif, Santéclair s’est penchée sur cette problématique avec des données objectives. La plateforme de services en santé a en effet examiné le cas de 500 patients (hors assurés couverts au titre de la CMU ou de l’aide à la complémentaire santé) lui ayant soumis une demande d’analyse de devis dentaires afin de vérifier, un an après, si les traitements avaient ou non été engagés. Elle précise que les patients composant cet échantillon n’ont pas eu recours à son réseau de chirurgiens-dentistes partenaires. Sur ces 500 dossiers examinés, 448 concernent des soins prothétiques, 52 des soins d’implantologie, et 397 devis impliquaient un reste à charge supérieur à 250 €.

Des taux qui montent

Un an après la remise du devis, 38 % des assurés (190 dossiers) n’avaient pas engagé les soins, tandis 17,6% d’entre eux (88 dossiers) ne les avaient réalisé que partiellement. Sur 500 patients, 213 seulement (42,6%) ont effectué la totalité du plan de traitement proposé. L’analyse montre que les causes du renoncement ne sont pas seulement financières, comme les professionnels de santé le font souvent remarquer, puisque le renoncement aux soins atteint 20% dans le cas d’un reste à charge nul. La peur du dentiste pourrait, par exemple, jouer un rôle. Mais il n’en est pas moins vrai que, plus le reste à charge augmente, moins les soins sont menés à bien. Au-delà de 2000 € de reste à charge, seul un patient sur cinq les mène jusqu’à leur terme, indique Santéclair.

Très chers implants

Quant à l’implantologie, elle apparait difficilement accessible, puisque sur 52 devis, 23 (44,2%) ont été l’objet d’un abandon et 20 (38,5%) n’ont donné lieu qu’à une réalisation partielle des soins. Ces taux sont respectivement de 37,3% et 15,2 % pour les actes prothétiques.
Santéclair indique encore que, parmi les patients ayant renoncé aux soins, 44% nécessitait un traitement des dents antérieures (visibles) et 41% des dents de l’arrière de la bouche (11% des devis ne précisent pas les numéros de dents et 4% concernent des patients pour lesquels l’ensemble de la dentition est à reprendre). La plateforme souligne que ces renoncements entraînent des « conséquences d’ordre esthétique avec un impact social marqué sur la population active (61 % des patients nécessitant un traitement des dents de devant sont âgés de 20 à 59 ans) et des difficultés à s’alimenter (perte de poids, déséquilibre alimentaire) », voire des risques de complication de type cardiovasculaire ou diabétiques.

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