Digital : le Lloyd's se modernise à marche forcée

Digital : le Lloyd's se modernise à marche forcée
zodebala / Getty Images

Tous les courtiers et assureurs du marché de Londres sont désormais contraints d’abandonner le papier au bénéfice des transactions électroniques.

Dès son arrivée au poste de président du Lloyd’s, l’an dernier, Bruce Carnegie-Brown a fait connaître son intention de moderniser le marché tricentenaire de l’assurance londonienne. Début février, il a décidé de contraindre courtiers et assureurs à abandonner les procédures papier au bénéfice des transactions électroniques. Dans les faits, le passage au système électronique ne remplacera pas les rapports de face à face au sein du Lloyd’s, mais permettra d’élimi­ner les procédures papiers caractéristiques de son fonctionnement actuel. Cette décision tranchée intervient alors même que les projets de dématérialisation du Lloyd’s ont peiné jusqu’à présent à donner des résultats. Au milieu des années 2000, la bourse de l’assurance avait ainsi dû abandonner le système Kinnect faute d’avoir réussi à généra­liser son utilisation auprès de ses courtiers. Depuis 2016, le Lloyd’s a de nouveau introduit graduellement l’utilisation d’un système électronique, géré par la société Placing Platform Limi­ted. Ce dispositif permet aux courtiers et aux assureurs d’avoir une vue unique sur les détails de la police, les tarifs, les comman­des, mais aussi les transactions financières.

Maîtriser les coûts

Il permet aussi d’assurer une connexion entre leurs systèmes informatiques. Or un an et demi après sa mise en place, le taux d’utilisation de cette plateforme électronique est trop faible : seules 15 000 polices ont été traitées, soit 10 % de l’ensemble du marché. Les taux d’adoption dans les lignes financières et professionnelles sont plus élevés, avec quelque 60 % des risques qui transitent par la plateforme. « Si nous n’atteignons pas des niveaux plus importants, nous mettons en péril l’investissement réalisé jusqu’à présent, avec le risque de voir une hausse encore plus impor­tante des coûts d’administration », alerte Inga Beale, directrice générale du Lloyd’s.

Selon une étude publiée récemment par la banque UBS, les coûts absorbent, en effet, 40 % des primes du Lloyd’s, soit 10 % de plus que chez ses rivaux. Les détails de la mise en œuvre de cette implémentation forcée sont encore en discussions à l’heure actuelle. Des sessions d’informations sur le fonctionnement de la plateforme sont prévues à destination des acteurs du marché.

Les autres assureurs aussi !

  • Le Paperless Programme d’Aviva
    Tous les ans, Aviva envoie quelque 30 millions de documents. Depuis le milieu de l’année dernière, l’assureur britannique a mis en place un programme visant à réduire l’importance du papier dans l’entreprise. Ce Paperless Programme entend rendre l’ensemble des contrats et de la documentation client disponibles en ligne au travers de MyAviva ou de portails intermédiaires. Objectif : « Être aussi dématérialisé que possible », explique une porte-parole du groupe à Londres. Le client est ainsi encouragé à prendre connaissance de contenus via différents canaux numériques (Siri, Alexa, chat bot, etc.). « Mais si nos clients préfèrent continuer à recevoir des documents papiers, nous respectons également ce choix », poursuit la porte-parole. Au-delà de la communication client, le groupe a cessé d’imprimer ses rapports financiers, désormais disponibles en ligne.
  • L’automatisation de XL Catlin
    Pour XL Catlin, la dématérialisation et la simplification des procédures font partie des priorités. Aux États-Unis, l’équipe aviation du groupe a ainsi digitalisé et automatisé les tâches administratives associées à la gestion de ses contrats. « Grâce à la robotique, nous sommes en mesure de déchiffrer automatiquement les documents que nous soumettent nos clients et nos courtiers, et de créer – très rapidement – une base de données qui interagit avec les différents systèmes que nous utilisons », explique Hélène Stanway, digital leader de l’assureur. « Le temps passé à traiter ces documents a ainsi été divisé par vingt. Nous avons testé cette technologie il y a un an. Elle a ensuite été mise en place aux États-Unis, courant 2017, et sera déployée à travers le monde cette année. »

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