Données : l'assurance n'a pas fini ses travaux (étude Argus / Elcimaï)

Données : l'assurance n'a pas fini ses travaux (étude Argus / Elcimaï)
vasabii/GettyImages

L’enquête menée par L’Argus de l’assurance avec l’éditeur de solutions Elcimaï informatiques révèle qu’en dépit de leur intérêt pour le big data, les assureurs, les mutuelles et les courtiers sont loin de gouverner leur flux de données. En cause, notamment, le silotage et l’outsourcing.

C’est, de loin, la première préoccupation des entreprises d’assurance. À l’heure où la transformation digitale bat son plein, le big data, à 42 %, et en corollaire, la logique de flux (38 %), se révèlent les plus stratégiques. Bien plus que l’intelligence artificielle (IA) par exemple. En dépit de la robot-mania ambiante, l’IA n’est considérée opéra­tionnelle que par 2 % du panel ! Pire, la ­blockchain apparaît ­virtuelle. C’est l’enseignement de l’étude exclusive menée par L’Argus et le groupe­ ­Elcimaï. Mais, concrètement, seuls un peu plus d’un quart des décideurs du secteur estime être à un stade avancé en matière de gouvernance des flux de ­données. La moitié d’entre eux a réalisé ou exécute des travaux et un quart projette de le faire.

Niveau de maturité disparate

À la loupe, c’est la différence d’appréciation entre assureurs, mutuelles santé et courtiers qui interpelle. Tandis que les intermédiaires se montrent à la traîne voire peu concernés par la gestion de leurs données, les mutuelles santé s’affichent anormalement à la pointe, alors même qu’elles externalisent leurs flux d’échanges aux opérateurs de tiers payant comme Cegedim, Almerys ou encore Viamedis. « Pour de nom­breux acteurs, le fait d’avoir un data warehouse (ndlr : entrepôt de données) avec de la business intelli­gence peut sembler s’apparenter à faire du big data », analyse ainsi Yannick Meunier, directeur général adjoint d’Elcimaï. Les data « managées » sont de type financier, liées aux prestations et majoritairement gérées en interne (85 %). Leur exploitation se limite donc au risque actuariel et au calcul du rapport sinistre/prime. Dans 50 % des cas, elles sont aussi relatives aux déclarations sociales nominatives (DSN). Si les courtiers brassent actuellement moins de données, ils seront amenés, pour Stéphane Chenevier, directeur technique d’Elcimaï, « à aller plus loin, car ils proposent de l’assurance à la carte ».

Méthodologie

L’étude a été réalisée par Internet entre le 26 juin et le 4 septembre 2017 auprès de 87 assureurs, 47 mutuelles santé et 66 courtiers. Dans 44 % des cas, c’est le PDG, DG ou gérant qui a répondu au questionnaire.

L’éclatement des données

Quant aux data issues d’applications et autres webservices, les répondants sont plus de la moitié à déclarer les traiter comme les autres données, c’est-à-dire à les relier à leur coffre-fort informatique (ERP). Face à un éclatement des données, les acteurs de l’assurance voient deux vertus à l’instauration d’une vraie gouvernance de leurs data : les rationaliser (36 %) et les piloter de manière globale (33 %). Mais dans les faits, seules 41 % des sociétés disposent d’un outil unique de gestion de flux de données, près de 60 % d’entre elles utilisant plutôt un outil par activité/métier. En cause : des organisations encore très silotées et le prix de ce type de solution, considéré comme un frein majeur par 55 % des acteurs, sans parler du coût global du projet. Pourtant, souhaitant retrouver la maîtrise pleine et entière de leur data, 42 % envisagent de réin­ternaliser les données. Quand, toutefois, externalisation il y a, 71 % des répondants optent pour un délégataire technique. Dans les deux cas de figure, l’enquête pointe la carence d’offres et de logiciels à même de les accompagner dans la gestion des échanges informatisés croissants. La moitié des acteurs annoncent, en effet, que leurs volumes de flux progresseront de 25 % dans les cinq prochaines années. Enfin, à l’aune de l’entrée en vigueur, en mai prochain, du règlement général sur la protection des données personnelles (RGPD), 71 % des assureurs jugent que leur société est en conformité vis-à-vis des futures contraintes. Les courtiers ne sont qu’un sur deux à le penser.

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