Eleveurs : Groupama lance une offre «prairies»

Eleveurs : Groupama lance une offre «prairies»
Groupama élabore une nouvelle offre prairies © GETTY IMAGES

Groupama commercialisera sur Internet, le 18 janvier 2016, un nouveau contrat « prairies » destiné à protéger les éleveurs contre les déficits sur le produit brut de leur exploitation.

Dans le cadre du nouveau dispositif d’assurance contre les risques climatiques en agriculture (contrat socle) au sein duquel le gouvernement a ouvert un nouveau cadre de discussion sur les outils de gestion des risques, Groupama a entrepris de proposer aux agriculteurs un contrat « prairies ».

Il s’agit d’un nouveau schéma d’assurance climatique dû aux spécificités des prairies qui assure deux risques  climatiques :

  • le déficit en pluviométrie,
  • le déficit de température.

« Nous assurons des surfaces en ne couvrant pas un objectif de rendement, mais un déficit potentiel », explique Stephan Gin, directeur assurances agricoles de Groupama.

Dans la pratique, le groupe mutualiste d'assurance évalue le profil de risque de l’atelier d’élevage. Mission : que l’indemnité obtenue en cas de sinistre climatique permette aux éleveurs de financer l’alimentation pour maintenir le troupeau sans « décapitaliser ». Le cheptel est donc analysé, puis ses besoins, puis la composition du besoin fourrager et enfin la production d’herbe en cas d’événements climatiques. « Nous nous attachons à comprendre le schéma alimentaire de chaque éleveur », poursuit Stephan Gin.

Les modalités d’indemnisation s’analysent en 3 étapes :

  • une image satellite délivre l’information sur l’état du « couvert végétal »
  • les images satellites sont traduites en indices permettant de suivre l’évolution de la production d’herbes
  • Les écarts de production sont estimés en fin de période de garantie en comparaison de l’année en cours par rapport à une moyenne historique

Création d'une méthode basée sur l'indice de production fourragère

C’est ce que Groupama appelle l’indice de production fourragère (IPF). L’éleveur peut souscrire à l’offre sur Internet en bénéficiant de l’offre contrat socle, puis en l’ajustant à ses besoins fourragers via un curseur (il peut décider d'augmenter le capital assuré ou la franchise afin de moduler l'indemnité maximum). Lorsqu'il se connecte, l'ergonomie du site Internet l'invite à décrire son cheptel, puis un système l’aide à calculer la quantité de fourrage acheté à l'extérieur, enfin il importe son parcellaire PAC en rentrant son numéro PAC.

« Il réalise alors, par exemple, que ses surfaces totales prairies représentent 87 % de ses surfaces globales et qu’il lui serait utile d’assurer ses 215 tonnes de matières sèches représentant sa production », signale Stephan Gin qui croît beaucoup en ses nouvelles données indicielles élaborée par Groupama. L’impact sur la trésorerie de l’agriculteur est également calculé. Cette mise en nu numérique permet à l'éléveur de prendre conscience du rôle et de la valeur de ses fourrages.

D'abord tester l'intérêt du produit

La souscription démarre le 18 janvier 2016, mais doit s’orchestrer avant le commencement de la pousse de l’herbe. A titre d'exemple, l'assureur cite 900€ de "capital valeur hectare" avec un seuil de déclenchement assurantiel à 30 % (niveau de perte subi pour que l'assurance se délenche, ndlr) et une franchise de 30 % correspond à une prime nette de 10€ /an pour l'éléveur.

De quoi inciter les agriculteurs à opter pour cette vraie assurance prairies plutôt que de s'en remettre au fonds de calamité « qui ne tient pas compte des aspects techniques et dont le remboursement intervient des semaines après le sinistre», souligne François Schmitt, président délégué de la fédération nationale Groupama.

Même si l’équilibre visé pour une saine mutualité en terme de volume correspond à plus de 70 % des surfaces agricoles, Groupama entend juste signer, en 2016, « suffisamment de contrats sur différents élevages pour tester l’intérêt du produit », poursuit Stephan Gin. « C’est une nouvelle démarche, ajoute F. Schmitt , nous sommes les seuls à prendre en compte la ration utilisée pour l’alimentation ».

La tarification et la méthode indicielle du contrat seront validées ou amendées le 9 décembre 2015 lors du Comité national de gestion des risques.

Un comité d’évaluation de l’indice a été mis en place par les pouvoirs publics qui souhaite cette nouvelle "assurance prairies". Chaque assureur a donc été auditionné le 30 novembre 2015 pour présenter son indice et sa méthode.

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