[DOSSIER] Aviation 3/3

Eric de Cugnac (Willis Towers Watson) : « Je ne vois que des courtiers importants disparaître »

Eric de Cugnac (Willis Towers Watson) : « Je ne vois que des courtiers importants disparaître »

OAAGC, le numéro 1 français du courtage en aviation, a été racheté le 1er mars dernier par Willis Towers Watson. Son ancien dirigeant, Éric de Cugnac, désormais conseiller stratégique pour Willis Towers Watson Global Aerospace, revient sur les enjeux de cette acquisition.

Cela faisait quelques années que vous cherchiez un repreneur pour OAAGC… Pourquoi avoir choisi Willis Towers Watson et Gras Savoye ?

Tout d’abord, OAAGC n’a jamais été mis en vente. Nous avons en revanche été approchés par les plus grands courtiers mondiaux depuis deux-trois ans. Et l’offre qui nous a été faite par Willis Towers Watson nous a semblé être la plus porteuse d’avenir à la fois pour les gens qui travaillent chez OAAGC et pour l’ADN de l’entreprise. Le numéro 1 français de l’aéronautique rejoint le leader mondial. Cela créera plus de valeurs pour nos clients.

Vos relations avec le groupe Willis Towers Watson ne datent pas d’hier…

Notre société était à l’origine un cabinet familial généraliste. En 1997, nous avons fait le choix de réorganiser notre activité autour de notre métier premier : le courtage en aéronautique. Nous avions alors noué un partenariat avec la société Gras Savoye sous la forme de la création d’une société nouvelle, OAAGC, dans laquelle Gras Savoye intervenait à hauteur de 40 % du capital et nos propres structures familiales à hauteur de 60 %.

Quel était l’intérêt de cet accord au moment où il a été conclu ?

Gras Savoye n’arrivait pas à l’époque à monter un département aviation à la hauteur de leurs ambitions. Nous étions un acteur historique sur le marché. À partir de là, nous avions une complémentarité évidente. L’aviation est un secteur spécifique : soit vous êtes un acteur historique, soit vous n’existez pas. Je ne vois que des courtiers importants disparaître, mais je n’en ai pas vu de nouveaux apparaître.

Comment était réparti le chiffre d’affaires d’OAAGC ?

Notre portefeuille était essentiellement composé de transporteurs aériens, français et étrangers. À cela il faut ajouter une activité importante de prestataire de services, une autre de maintenance et de réparation ainsi que des services financiers. Nous étions présents sur toutes les sous-catégories de l’assurance aviation, avec une activité principalement ancrée sur le marché français et dans les régions francophones du monde.

Que devient la marque OAAGC ?

Willis Towers Watson a fait l’acquisition de notre fonds de commerce et non de notre société en tant que telle. Cela implique une réorganisation de nos modes de fonctionnement et la disparition de l’entité OAAGC en tant qu’opérateur de cette activité. Nous allons désormais opérer sous la marque commerciale Willis Towers Watson Global Aerospace Paris. L’ensemble de notre équipe, composée de 16 collaborateurs, sera à terme colocalisée dans les bureaux de Gras Savoye.

Certains assureurs de la place parisienne s’inquiètent de vous voir passer sous le giron d’un groupe dont les activités sont centralisées à Londres ?

Je crois savoir que l’Angleterre quitte l’Europe. Je ne vois donc pas pourquoi nous irions làbas. Il n’est pas question que le bureau de Paris disparaisse. Je voudrais d’ailleurs revenir sur le nom choisi pour notre nouvelle entité. Si Paris a été préféré à la France dans notre intitulé, c’est parce que la capitale française est une place mondiale détachée de toute connotation nationale, au même titre que Singapour, Hong Kong ou Londres. Nous sommes un maillon aussi solide et aussi puissant que les autres. Cela ne veut pas dire que Willis Towers Watson Global Aerospace Paris sera limité aux affaires franco-françaises. Mais que nous sommes un centre d’expertise au sein de Willis Towers Watson. Nous aurons une activité transnationale au même titre que les autres points d’expertise du réseau.

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