Generali France préserve son bilan au sein d’un groupe qui améliore ses performances

Generali France préserve son bilan au sein d’un groupe qui améliore ses performances
Eric Lombard, DG de Generali France

Le bénéfice net du groupe italien s’établit à 1915 M€ à la fin de l’exercice 2013, un niveau qui n’avait pas été atteint depuis six ans. Dans ce contexte de performances favorables pour sa maison mère, la filiale française renforce ses réserves pour mieux aborder 2014 et les années à venir.

Le plan de redressement élaboré par Mario Greco après son arrivée à la tête du groupe Generali se traduit par une nette amélioration des résultats. L’assureur italien clôture l’exercice 2013 sur un bénéfice net de 1,915 Md€ contre 94 M€ en 2012, tandis que son résultat d'exploitation augmente de 5,3%, à 4,207 Md€.

Depuis 2007, jamais le groupe n’avait réalisé un bénéfice aussi important. Et « pour la première fois depuis plusieurs années, notre résultat net provient de la conduite de nos opérations, et non d’éléments exceptionnels », a indiqué Mario Greco à l’occasion de la publication des résultats.

Dividende en hausse de 125%

Dans ce contexte, le groupe italien a annoncé qu’il allait proposer, lors de la prochaine assemblée générale, un dividende nettement plus élevé que celui versé pour l’exercice 2012 (0,45€ contre 0,20€).

Dans le détail, le chiffre d’affaires a peu progressé (66 Md€) mais toutes les branches d’activité du groupe  - assurance vie, assurance dommages et services financiers – ont vu leur résultat opérationnel progresser.

Des indicateurs en ligne avec les objectifs 2015

A l’occasion de la publication des résultats, le groupe estime être en bonne voie pour atteindre les objectifs fixés pour 2015, voire les dépasser. L'assureur qui vise une rentabilité économique des fonds propres supérieure à 13% se situe, à la fin de l’exercice 2013, à 12,1%.

Son cash flow disponible dépasse la barre fixée des 2Md€ (2,1 Md€ en hausse de 38%). Au cours de l’année, Generali en a profité pour réduire sa dette de 500 M€ : son ratio d’endettement qui devra être inférieur à 35% en 2015, diminue de 0,8 point pour atteindre 39,6%. Autre indicateur clé : la marge de solvabilité atteint 150% à la fin du mois de février 2014 (141% à fin décembre 2013) pour un objectif supérieur à 160% en 2015.

La France affiche des progrès en assurance vie

En France, les résultats annuels portent encore les traces des actions de redressement menées ces dernières années auxquelles s’ajoutent les effets des mesures prises par l’assureur pour relancer la machine. « Nous avons profité de la rentabilité retrouvée du groupe pour renforcer notre bilan et consolider les bases de notre développement futur », commente Eric Lombard, directeur général de Generali France.

Ainsi en assurance vie, épargne et retraite, le chiffre d’affaires recule de 19% à 7,671 Md€, « une baisse qui s’explique par l’arrêt d’un segment de clientèle peu rentable » selon Eric Lombard. L’assureur termine l’exercice sur une décollecte bien moindre qu’en 2012 (-184 M€ contre -2,236 Md€ en 2012) et un résultat opérationnel de 546 M€ (+17,6%).

Dans cette branche, l’assureur se dit en ligne avec ses objectifs : « le niveau de la collecte est conforme à nos attentes, les encours se sont stabilisés, le taux d’unités de compte atteint les 25% et la rentabilité s’améliore de 18% après dotation de 50 M€ à la provision pour participation aux excédents ce qui n’avait pas été fait depuis plusieurs années », souligne Eric Lombard.

Prudence en assurance dommages

En assurance dommages, la situation s’avère plus tendue. Outre une baisse de son chiffre d’affaires (-4,9% à 2,722 Md€) particulièrement marquée en automobile (-8,1%) , Generali France termine l’exercice 2013 sur un ratio combiné de 105,5% (+4,1 points) et un résultat opérationnel négatif (-1M€).

Ce déséquilibre est à mettre sur le compte des catastrophes naturelles qui ont coûté 2,9 points de ratio combiné à Generali France (contre 1,3 points en 2012) mais s’explique aussi par les décisions stratégiques prises au cours de l’exercice 2013. « Nous avons provisionné 200 M€ pour anticiper l’augmentation du coût des sinistres qui va découler des évolutions à venir en matière d’indemnisation des préjudices corporels et nous avons par ailleurs renforcé les provisions de 100 M€ pour consolider le bilan et pour relancer la croissance », explique Eric Lombard.

« Les mesures de redressement techniques sont derrière nous, nous sommes désormais en mesure d’adopter une approche plus offensive, avec des objectifs de développement maîtrisés », ajoute le directeur général de la filiale française, qui s’attelle désormais à la mise en œuvre d’un plan de transformation de l’entreprise sur dix ans.

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