Gestion d'actifs : les assureurs plus frileux, selon Goldman Sachs AM

Gestion d'actifs : les assureurs plus frileux, selon Goldman Sachs AM

Selon une étude du gestionnaire auprès de 300 assureurs dans le monde, leur aversion au risque augmente. Le private equity et la dette privée ont davantage la cote.

Bien qu’ils considèrent que l’ère de taux bas va toucher à sa fin, les assureurs se montrent peu confiants sur les opportunités d’investissement, révèle une étude de Goldman Sachs Asset Management auprès de 300 directeurs financiers de compagnies d'assurance dans le monde. Selon ce sondage réalisé pour la septième année consécutive, ils sont 50% à considérer qu’elles se dégradent. Inquiets de la remontée des taux et de l’inflation, les assureurs mondiaux réduisent leur appétit au risque, augmentent la liquidité de leur portefeuille ou réduisent la duration de leurs actifs.

Réallocation vers le private equity et la dette privée

« Cela se traduit par une réallocation des actifs du public vers le privé, des actions cotées vers le private equity, et de la dette publique vers la dette privée », explique Etienne Comon, responsable de l’activité d’assurance pour Goldman Sachs Asset Management en Europe. 36% des assureurs mondiaux comptent ainsi augmenter la part de leur allocation dans le private equity et 28% dans la dette infrastructure. Deux ans après l’entrée en vigueur de Solvabilité 2, les assureurs européens visent à stabiliser leur ratio de solvabilité plutôt que l’augmenter et recherchent en conséquence des actifs moins soumis à la volatilité. Ils misent à 31% sur la dette d’infrastructure, qui bénéficie d’allégements de charges en fonds propres sous Solvabilité 2, à 21% sur le private equity et à 17% sur les actions européennes.

Les assureurs français n’échappent pas à cette tendance de réallocation. « Ils développent des stratégies d’investissement périphériques en prenant des participations dans des compagnies de gestion, en investissant sur le « middle market » ou en co-investissant aux côtés de fonds de private equity », explique Yacine Boumahrat, responsable de la distribution de Goldman Sachs Asset Management pour la France et le Benelux. Quant à la dette d’infrastructures, ce dernier constate une « demande toujours très forte de la part des assureurs français, malgré un sourcing insuffisant. De même, dans les prêts aux entreprises qui offrent une prime d’illiquidité et un rendement sur capital élevé, les assureurs français sont désireux d’y investir plus significativement mais sont limités là encore par l’insuffisance du sourcing. »

Le "green" pèse plus

Autre considération dans la politique d’investissement, les critères ESG (Environnement Social et de Gouvernance) jouent un rôle de plus en plus important. 42% des assureurs européens déclarent le prendre en compte « parmi d’autres facteurs ». « L’investissement ESG ou l’impact investing constituait une poche satellite il y a 10 ans. Aujourd’hui, les assureurs souhaitent communiquer à leurs actionnaires et leurs clients des métriques quantitatives sur les critères ESG. Avec plusieurs de nos clients en Europe, nous avons par exemple mis en place un objectif en termes de masse de carbone par unité de revenu dans le portefeuille d’actifs», relève Etienne Comon.

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