Grande-Bretagne – Réassurance – Catastrophes naturelles : Annus mirabilis pour le Lloyd's of London

Malgré un retour aux bénéfices cette année après une année 2011 marquée par une série de catastrophes, le Lloyd's reste néanmoins prudent sur ses perspectives.

En 2012, le Lloyd's of London a réalisé un très bon exercice. Malgré l'ouragan Sandy, qui lui a coûté 1,7 Md€, le Lloyd's est parvenu à dégager des profits imposables à hauteur de 3,41 Md€, comparé à des pertes de 619 M€ l'année précédente. Considérée comme la deuxième année la plus coûteuse pour le marché après les attentats terroristes en 2001, 2011 a supporté une série de catastrophes, comme les inondations en Thaïlande et le tsunami au Japon. « Sur les quinze dernières années, le montant annuel moyen des indemnisations liées à des catastrophes a atteint 1,7 Md, ce qui situe 2012, avec 2,2 Md, dans la moyenne », explique Luke Savage, le directeur financier du Lloyd's, lors d'une conférence de presse à Londres le 27 mars.

Le Lloyd's est aussi parvenu à faire progresser ses primes de 9% cette année, un résultat que Richard Ward, son directeur général, juge « pas trop spectaculaire » mais néanmoins satisfaisant dans un marché relativement atone.

L'année du retour au vert
 

  • Résultat net 2012 : 3,4 Md€ (2011 : - 619 M€)
  • Volume de primes : 30 Md€ (+ 9%)
  • Demandes d'indemnisation : 12,4 Md€ (- 22%)
  • Ratio combiné : 91,1% (2011 : 106,8%)
  • Revenus d'investissements : 1,613 M€ (+ 38%)
  • Excédent de solvabilité : 3,6 Md€
Avantage concurrentiel côté rentabilité

Le faible niveau de catastrophes a également eu un impact positif sur le ratio combiné du Lloyd's, qui a atteint 91,1% en 2012, comparé aux 106,8% de 2011, ce qui le place en situation favorable face à la plupart de ses concurrents, comme les réassureurs américains (96%) et européens (97%).

La grande majorité des branches d'assurances ont été rentables cette année. Seules exceptions, l'assurance maritime, du fait du naufrage du paquebot « Costa Concordia » à hauteur de 240 M€ et de l'ouragan Sandy, ainsi que l'assurance automobile, dont le ratio combiné reste à 104%. « On assiste néanmoins à une stabilisation dans cette branche », indique Luke Savage, ajoutant que « la future réglementation britannique encadrant les demandes d'indemnisation pour le "coup du lapin" devrait aussi aider l'industrie à l'avenir ».

Solidement capitalisé avec un excédent de solvabilité de 3,6 Md€, le Lloyd's a aussi dégagé en 2012 de très bonnes performances dans les revenus de ses investissements (+ 38%), en dépit d'un environnement de faibles rendements obligataires. « La politique de diversification des actifs dans notre fonds central a permis de doper ces revenus d'investissements », explique Luke Savage.

Le gigantisme des navires pèse sur les tarifs
 

Les coûts des enlèvements d'épaves, selon un rapport publié par le Lloyd's of London, n'ont cessé de croître au cours de ces dix dernières années. La faute à l'augmentation importante de la taille des vaisseaux : à l'heure actuelle, 51 paquebots de croisière en activité dépassent 100 000 tonnes (contre 40 en 2007) et sept autres d'une taille équivalente sont en construction. Les porte-conteneurs ont également suivi cette tendance : alors que dans les années 90, les plus gros d'entre eux transportaient quelque 5 000 conteneurs équivalents 20 pieds (EVP) (l'unité de référence pour mesurer la capacité des conteneurs), de plus en plus de porte-conteneurs de 12 000 EVP entraient sur le marché au milieu des années 2000. Sans surprise, ce phénomène n'est pas sans conséquences sur les coûts d'assurance et de réassurance. Le rapport du Lloyd's souligne que le seuil des 70 M$, à partir duquel commence la couverture en réassurances des P et I clubs, ces mutuelles d'armateurs destinées à couvrir la RC des affréteurs de navires, est de plus en plus souvent dépassé. Il s'en suit un durcissement des négociations avec les réassureurs. Résultat : au cours des derniers renouvellements, les tarifs ont enregistré une hausse moyenne de 8,5% selon le Lloyd's. S. S.

Nuages en Europe, obstacles en Inde

En dépit de ces bons résultats, la direction du Lloyd's garde la tête froide. « Les derniers événements à Chypre montrent que la crise dans la zone euro n'est pas terminée », indique Richard Ward, jugeant que « l'incertitude économique demeure ». Les relais de croissance ne sont pas non plus toujours faciles à défricher. « L'Inde est un véritable défi à l'heure actuelle, car nous ne pouvons pas y travailler et il serait vraiment encourageant d'obtenir une réciprocité commerciale avec ce pays », conclut le directeur général.

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