[DOSSIER] Spécial entreprises : Gouverner les risques 10/12

Gras Savoye Willis Towers Watson lance risk & analytics

Gras Savoye Willis Towers Watson lance risk & analytics
DR La nouvelle équipe risk & analytics de Gras Savoye Willis Towers Watson est composée (de gauche à droite) de Laurent Bonnet, Benjamin Bouffard, Delphine Do Huu et Jean-Christophe Lapeyre, senior de la structure.

Le courtier en risques d’entreprises propose un nouveau service transverse en matière de modélisation des risques, axé sur le big data et le prédictif.

Les risques émergents appellent une nouvelle approche technique. À défaut de pouvoir s’asseoir sur des statistiques fiables, une majorité d’assureurs et de grands courtiers fondent des espoirs sur les outils d’intelligence artificielle alliés au big data. C’est le cas du courtier Gras Savoye qui bouscule son organisation en créant le service risk & analy­tics. Il concentre des consultants, des cartographes, des actuaires ou encore des ingénieurs afin d’appré­cier de façon « multiligne » les risques globaux des entreprises.

Rationaliser les risques

Soit une concentration des métiers logique après la fusion de Gras Savoye et de Willis. « En couplant les compétences de nos ingénieurs en prévention et de nos actuaires en modélisation des risques, nous obtenons une meilleure visibilité des sinistres potentiels de nos clients », souligne Delphine Do Huu, partner risk & analytics chez Gras Savoye Willis Towers Watson. « Les risques sont rationalisés », résume Jean-Christophe Lapeyre, senior de la structure qui entend offrir des économies aux clients. « Récemment, nous avons permis à une banque internationale de réduire le montant de sa prime d’assurance de 39 % », indique Benjamin Bouffard, partner risk & analytics du groupe. Et surtout de trouver les moyens de garantir de nouveaux risques. « Quand nous parvenons à déterminer la probabilité d’un risque, l’accès aux capa­cités assurantielles est facili­té », commente Laurent Bonnet, partner de l’équipe. De quoi aider le travail du risk manager qui doit justifier de ses choix auprès de sa direction. « Si aucun assureur n’est en mesure de porter le risque, il peut y avoir une alternative, comme l’ouver­ture d’une captive d’assurance ou de réassurance », ajoute Laurent Bonnet. Le changement réside dans cette appro­che globalisée des risques qui ne s’effectue ni ne se négocie plus ligne par ligne. « Le multi­ligne, c’est le sens de l’histoire », estime Jean-Christophe Lapeyre. Les assureurs y réfléchissent. « C’est une tendance que nous suivons de près. Elle permet de réaliser des économies pour des sociétés souscrivant plusieurs lignes d’assurances comme la RC, le dommage ou encore le cyber pour des capacités très importantes. Mettre une capacité globale commune à utiliser en cas de sinistre pendant l’année se révèle plus judicieux que de souscrire des garanties importantes sur plusieurs lignes d’assu­rances, la probabilité que des sinistres se produisent dans toutes ces lignes la même année étant très faible », confirme François-Xavier d’Huart, directeur commercial France de XL Catlin.

L’approche d’une assurance multiligne va dans le sens de l’histoire.

Jean-Christophe Lapeyre, senior partner risk & analytics chez Gras Savoye Willis Towers Watson

Un service en mode start-up

Toutefois, il reste un défi de taille pour Gras Savoye Willis Towers Watson : rendre risk & analytics accessible à l’ensemble des clients de son portefeuille. Pour l’instant, le service joue les start-up avec une dizaine de salariés dans des bureaux installés à côté de ceux des commerciaux grands comptes. « En régions, au sein d’entreprises plus petites, notre service réson­ne davantage, parce qu’elles n’ont pas les effectifs suffisants pour s’en occuper elles-mêmes et que l’optimisation financière constitue, pour elles, le nerf de la guerre », constate Delphine Do Huu. Pour faire du volu­me, le courtier devra lever leurs craintes sur cette appro­che singulière. « L’un de nos clients s’est montré intéressé avant de se raviser au dernier moment », raconte Jean-Christophe Lapeyre qui reste persuadé que Gras Savoye n’a pas raison trop tôt.

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