Gros plan sur la méthode Greco

Gros plan sur la méthode Greco
Mario Greco, administrateur délégué de Generali, le 27 novembre devant les investisseurs

La compagnie italienne a détaillé aux investisseurs les objectifs de son plan de redressement à horizon 2015, en l'assortissant de nouveaux objectifs financiers. Le groupe veut se positionner comme « consolidateur ».


Pour sa deuxième sortie devant les investisseurs, le 27 novembre, Mario Greco, administrateur délégué de Generali depuis août 2012, n'a pas dévié d'un iota de la stratégie de redressement élaboré il y a dix mois, mais l'a précisée. Pour le Lion de Trieste, qui s'est doté d'un tout nouveau logo pour l'occasion, le cap reste celui de la rentabilité au travers d'une grande discipline financière et d'une excellence opérationnelle.

Au cours de ces dix derniers mois, le groupe a d'ailleurs posé un certain nombre de jalons. Generali s'est ainsi doté d'une nouvelle gouvernance, à la faveur d'un nouvel équilibre entre ses dirigeants italiens et internationaux : « Il y a maintenant cinq nationalités différentes au sein de l'équipe de direction », a souligné Mario Greco. Dans ce nouvel équilibre, la France est bien représentée, avec, d'un côté, Éric Lombard, directeur général de Generali France, et, de l'autre, Philippe Donnet aux manettes de la division italienne. À côté de la simplification de sa gouvernance, Generali a également tenu ses promesses sur le désengagement du groupe de ses actifs non stratégiques : outre la sortie de huit pactes d'actionnaires, Generali est parvenu à céder 2,4 Md€ d'actifs (voir tableau) sur un objectif de 4 Md€ à horizon 2015. « Je ne conseille à personne de nous prendre à la légère sur cet objectif », a averti l'administrateur délégué.

UN RELÈVEMENT DES DIVIDENDES SE DESSINE

Les actionnaires de Generali peuvent d'ores et déjà se réjouir. En effet, le numéro trois de l'assurance européenne n'exclut pas un relèvement des dividendes d'ici à 2015 : « L'an dernier, nous avons dû payer les dividendes sur nos réserves », a expliqué Mario Greco en marge de la journée qu'il a consacrée aux investisseurs, le 27 novembre. « Aujourd'hui, nous sommes en train de reconstituer le capital, et nous voulons parvenir à régler cette situation. Une fois que nous y serons parvenus, nous n'aurons plus de raison d'accumuler du capital, ce qui fait que nous aurons plus d'espace pour augmenter les dividendes et financer les investissements. » Au titre de ses résultats 2012, l'assureur avait versé un dividende de 0,20 € par action, le même montant que l'année précédente.

Nouveaux objectifs financiers

Les objectifs financiers fixés par le groupe en début d'année ont été réaffirmés et étendus pour inclure deux nouveaux ratios, l'un sur l'endettement et l'autre sur la contribution des filiales à la trésorerie du groupe. En revanche, la surprise est venue d'un relèvement des objectifs de réduction de coûts à 750 M€ d'ici à 2015 et à 1 Md€ d'ici à 2016 (voir détail sur le graphique), à la faveur du lancement d'un plan de rationalisation des opérations. « Nous n'avons pas l'intention de nous lancer dans un vaste projet de suppression d'emplois », a toutefois rassuré Mario Greco.

La politique de redressement de Generali va également toucher les opérations de gestion d'actifs du groupe (497 Md€), dont la supervision sera plus centralisée, et la politique d'allocation rééquilibrée à la faveur de l'immobilier au détriment du cash, dans une recherche de meilleurs rendements.

Dans son ensemble, cette stratégie permet à Generali d'espérer une amélioration de son objectif de résultat opérationnel brut, pour atteindre 1,6 Md€ d'ici à 2015. À terme, le groupe devrait dégager quelque 2 Md€ par an susceptibles de financer les dividendes (lire encadré) et des investissements dans des marchés à forte croissance, en Amérique latine et dans des pays asiatiques.

OBJECTIFS ET RÉALISATIONS

  • LES OBJECTIFS FINANCIERS
    - L'objectif de rentabilité sur fonds propres de 13% à l'horizon 2015 et le ratio de solvabilité 1 supérieur à 160% (comparé à 152% fin octobre) ont été confirmés par le groupe.
    - L'objectif de réduction des coûts a été relevé à la hausse à 750 M€ d'ici à 2015 (comparé aux 600 M€ prévus en janvier 2013) et à 1 Md€ d'ici à 2016 (voir graphique ci-contre).
    - Le lancement d'un plan de rationalisation de coûts au travers d'un programme de 120 initiatives, groupées dans 9 programmes différents (gestion des sinistres, supports de ventes, informatique, opérations, etc.) a permis de revoir à la hausse cet objectif. Ces initiatives représentent quelque 60% de l'ensemble des réductions de coûts.
    - Generali se fixe désormais deux nouveaux objectifs : un ratio d'endettement au-dessous de 35%, comparé aux 40% actuels, et une contribution des filiales à la trésorerie du groupe au moins égale à 75%.
  • LES CESSIONS D'ACTIFS
    - 60% des 4 Md€ de cessions d'actifs fixés à l'horizon 2015 ont déjà été réalisés.
    - Au cours de ces derniers mois, le troisième assureur européen a cédé sa participation dans la société israélienne Migdal, 12% dans Banca Generali, ses opérations de réassurance américaines Generali USA Life Re et, plus récemment, ses opérations au Mexique et sa filiale de risques agricoles Fata.
    - Le processus de vente de la banque privée suisse BSI se poursuit. L'administrateur délégué n'a pas souhaité dévoiler les identités d'autres cessions possibles.

Devenir acquéreur, en dépit de Standard et Poor's

Selon Mario Greco, le chemin parcouru jusqu'à présent ne méritait certainement pas l'accueil réservé par l'agence de notation S et P, qui a placé l'assureur sous surveillance négative en novembre. « C'est une erreur flagrante, a-t-il souligné, ces messieurs ne regardent pas les chiffres et je ne comprends pas pourquoi ils nous considèrent comme une société à 100% italienne alors que nous possédons un quart de nos activités en Italie et trois quarts à l'étranger. »

L'administrateur délégué ne se laisse pas pour autant détourner de son objectif : « De cette entreprise de restructuration, nous espérons sortir comme possible société consolidatrice dans les prochaines années », a-t-il déclaré, convaincu que « le secteur se dirige vers une phase de consolidation, dans la mesure où il reste encore très fragmenté. Et il y aura des opportunités pour les sociétés consolidatrices. À partir de 2015, nous espérons pouvoir en faire partie ».

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