ING externalise à tour de bras depuis deux ans

Le bancassureur néerlandais a prévu d'économiser 464 ME par an en sous-traitant une partie de ses activités. Au total, 3 200 postes sont concernés.

«ING prend ses responsabilités vis-à-vis de ses employés au sérieux. Lorsque nous choisissons des partenaires extérieurs, nous prenons en compte les considérations sociales des accords signés. Les conditions de travail, les chances de carrières sont d'importants critères de sélection », avait précisé un membre du conseil du bancassureur néerlandais, lors de la présentation d'un vaste programme d'externalisation.

L'informatique et le back-office en première ligne

Faisant partie intégrante de la stratégie de réduction de coûts d'ING en place depuis deux ans, cette cure d'amaigrissement a déjà concerné 3 200 emplois en Belgique et aux Pays-Bas. « Nous devons préserver notre position concurrentielle, surtout sur les marchés du Benelux, qui sont particulièrement matures », justifie-t-on au siège du bancassureur, précisant que l'ensemble des mesures annoncées en 2005 permettra de réaliser 464 ME d'économies annuelles à partir de 2008. Et Michel Tilmant, président d'ING, d'ajouter : « Il s'agit de tâches que d'autres entreprises peuvent mieux remplir que nous. »

Le coup d'envoi de ces coupes claires a été donné en mai 2005, au sein de la filiale d'assurances Nationale Nederlanden avec le transfert prévu de 1 000 emplois en trois ans vers des entreprises extérieures, principalement pour prendre en charge des activités informatiques. Un programme promis à générer 235 ME d'économies dès 2007.

Mais c'est surtout en novembre 2005 qu'ING a frappé un grand coup en annonçant l'externalisation de 2 200 emplois. « L'objectif de ce programme est d'améliorer l'efficacité et d'élever les opérations d'ING à un niveau d'excellence opérationnelle », indiquait à l'époque l'établissement d'Amsterdam. Plus concrètement, ING a prévu de réaliser 190 ME d'économies à partir de 2008. Trois opérations ont déjà pris forme cette année dans le cadre de ces mesures d'envergure. En avril dernier, ce sont 350 emplois au sein des filiales néerlandaises qui ont cette fois disparu suite au transfert des services chargés des technologies de l'information à la SSII Logica CMG. Le mois suivant, un pan entier des fonctions de back-office (impression, scanner, courrier) des filiales d'assurances belge et néerlandaise est passé dans le giron de la société Astron, entraînant 800 disparitions de postes (700 aux Pays-Bas, 100 en Belgique). Enfin, en juillet dernier, 550 emplois dans les services informatiques et téléphoniques ont été supprimés dans le cadre de plusieurs contrats de sous-traitance (Accenture, Atos Origin, Getronics, KPN).

Le bulldozer ferait une pause

Au global, sur les 3 200 externalisations de postes prévues au départ, 1 700 sont déjà quasi effectives. Le reste sera réalisé au compte-gouttes sans annonce spécifique. Si l'on en croit Michel Tilmant, ING aurait décidé de faire une pause dans sa stratégie de bulldozer. « Il n'y a aucun nouveau programme majeur de délocalisations ou d'externalisation prévu pour le moment », a-t-il fait savoir voici quelques semaines.

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