Jean-Marc Raby (Macif) : «Le ratio combiné devrait ressortir proche de 100% à fin 2015»

Jean-Marc Raby (Macif) : «Le ratio combiné devrait ressortir proche de 100% à fin 2015»
Jean-Marc Raby, directeur général du groupe Macif.

A un an de la fin de son plan stratégique moyen terme, le groupe Macif en récolte déjà les premiers effets : amélioration du résultat technique et baisse du taux de frais généraux. Après la cession de Macif Portugal, la direction générale s'attaque à ses autres foyers de perte, Idmacif.fr et Altima.

Le plan stratégique à trois ans du groupe Macif, qui doit s’achever fin 2015, vise à restaurer la rentabilité économique. A un an de l’échéance, les objectifs seront-ils tenus en dommages ?

Une des ambitions fortes du Plan moyen terme (PMT) était de rétablir un niveau de rentabilité économique sur l’ensemble du groupe. En IARD, nous avions développé trois approches : l’optimisation du ratio combiné avec une amélioration du résultat technique, la réduction des frais généraux et la suppression des foyers de perte. Sur les deux premiers aspects, qui constituent la rentabilité récurrente du groupe, nous avons avancé. Le ratio combiné, à 104,5% en 2013, devrait ressortir à fin 2014 entre 102% et 103% et plus proche de 100% à fin 2015 – et ce malgré tous les impacts négatifs intervenus entre temps sur le provisionnement de nos rentes. Cette évolution favorable procède de la rigueur de la gestion technique, des évolutions tarifaires et d’une forte contrainte sur les frais généraux. Fin 2014, le taux de frais généraux devrait baisser d’un point, en-dessous de 27%. A côté de ces mesures de fond, des sujets de diversification nécessitaient une réorientation stratégique comme Macif Portugal, Altima et idMacif.fr.

Comment expliquer les difficultés traversées par votre filiale au Portugal ?

Nous avons réduit le niveau de pertes en 2013 de façon significative de 18 M€ à 2 M€. Néanmoins, nous avons considéré qu’à court ou moyen terme, il n’y avait pas d’espoir de redressement sauf à investir massivement. Sa taille insuffisante ne permettait pas d’amortir les charges fixes d’une société d’assurance. De même, le Portugal est traversé par une crise économique profonde. Dès lors, nous nous sommes orientés sur une cession de la filiale. Nous sommes toutefois parvenus à sauver l’ensemble des emplois en CDI.

Macif Portugal n’est pas le seul foyer de perte au sein du groupe Macif. En 2013, idMacif.fr, votre filiale low-cost en automobile et santé, accusait une perte nette de 4,9 M€. Que comptez-vous entreprendre ?

Sur l’activité automobile d’idMacif, nous ne sommes pas parvenus à trouver un modèle équilibré économiquement. Nous nous orienterions donc vers un rapatriement de cette activité automobile au sein de Macif ainsi qu’une poursuite de l’activité en pure player sur des produits complémentaires de type santé comme nous le faisons déjà, ou potentiellement en protection juridique. Tout cela sera statué en début d'année prochaine.

Est-ce une remise en cause de votre approche stratégique sur le digital ?

Notre position est pragmatique. Pour rappel, macif.fr est l’un des sites d’assurance les plus visités en France. Le canal Internet, donc, est un outil d’avenir sur lequel nous investirons massivement. Notre stratégie Internet repose d’abord sur la relation que pourront avoir nos sociétaires et nos prospects sur macif.fr.

Altima, la filiale d'assurance auto créée en 2000 par Maif, Macif et Matmut pour les constructeurs automobiles, affichait un résultat net déficitaire de 9,4 M€ l’an dernier, pour un ratio combiné de 141%. Un retrait de cette société anonyme est-elle envisagée ?

La position officielle de la Macif est effectivement de vouloir sortir d’Altima. Cette sortie devrait être effective dans les six mois qui viennent. Le modèle d’Altima s’est longtemps cherché et n’a pas trouvé son atterrissage, car il ne permettait pas la maîtrise optimale de l’intégralité de la chaîne de valeur d’assurance.

Même observation s’agissant de Macifin’. L’activité de distribution des produits bancaires a dégagé une perte nette de 6,1 M€ en 2013…

Cette activité se situe clairement sur un autre registre que les dossiers que nous venons d’évoquer. En effet, Macifin’ travaille à équiper les sociétaires Macif en offre bancaire – ce qui rentre dans le cœur de notre stratégie de réponse globale aux besoins. Il est vrai qu’avec 85 000 clients aujourd’hui, notre développement commercial est inférieur à notre ambition initiale. Mais, depuis 2014, notre production a doublé – ce qui démontre la pertinence de notre offre bancaire, tant vis-à-vis des sociétaires que de notre réseau de distribution.

L’échec de Macif Portugal a-t-il freiné vos velléités de développement à l’international ?

Notre PMT vise d’abord à s’assurer que le socle français d’activité soit dans une bonne dynamique. Nous n’avons donc pas prévu aujourd’hui de nouvelles actions ou de nouveaux investissements massifs à l’international. Nous suivons avec beaucoup d’intérêt Amana Assurances, notre filiale en Algérie. Cette activité se révèle être un relais de croissance significatif.

Propos recueillis par Sébastien Acedo

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