KESSLER PLACE SES HOMMES... ET LA BOURSE S'IMPATIENTERéorganisation Le président de la Scor nomme , l'ancien patron de Zurich France, comme numéro deux du groupe. Le plan de redressement prend forme, mais les difficultés semblent encore nombreuses.

KESSLER PLACE SES HOMMES... ET LA BOURSE S'IMPATIENTE

Réorganisation Le président de la Scor nomme , l'ancien patron de Zurich France, comme numéro deux du groupe. Le plan de redressement prend forme, mais les difficultés semblent encore nombreuses.



La cote d'amour du réassureur auprès des marchés financiers est au plus bas. Après son augmentation de capital, le cours se traîne toujours en dessous des 5 €, en baisse de plus de 7 % au cours de la semaine dernière. Et, en début de cette semaine, il est même descendu autour des 4 €. Toutefois, sur ce terrain, les analystes n'accordent pas leurs violons. Les plus confiants projettent un titre à 9 € à moyen terme, les plus pessimistes s'attendent à un cours en dessous de 3 €. Les difficultés persistent aussi sur le plan opérationnel. Les investisseurs et les clients étrangers se montrent prudents à l'égard du réassureur. De fait, c'est encore la tactique du " wait and see " qui prévaut. Scor voit ainsi son rôle d'apériteur se réduire sur certains marchés. En France également cette tendance est sensible, surtout sur les risques longs.

Changer les hommes

Toutefois, les renouvellements du 1er janvier 2003 ont montré une grande mobilisation du marché français en faveur de Scor. Alors que certains industriels sont allés jusqu'à faire entrer le réassureur dans leurs programmes, les courtiers veulent y croire et jouent " Scor gagnant ". Dans leur intérêt, et celui de leurs clients assureurs et mutuelles, ils militent pour maintenir un acteur de poids sur le marché hexagonal et éviter d'être ainsi livrés à la férule des seuls leaders mondiaux du secteur. Autant de raisons qui ont poussé Denis Kessler à accélérer la mise en oeuvre de son plan de redressement " back on track ". Pour remettre Scor sur les rails, il en passe d'abord par des changements d'hommes. La nomination de nouvelles têtes à la direction générale n'a pourtant pas encore rassuré les marchés. En débarquant coup sur coup le directeur financier, François Reach, puis le directeur général " historique ", Serge Osouf, Denis Kessler montre une poigne de fer. Mais il prête aussi le flanc aux critiques. La nomination de Patrick Thourot surprend, y compris dans les rangs de Scor. Nommé numéro deux du groupe, à la place de Serge Osouf poussé à la retraite, l'ancien patron de Zurich France n'a que peu d'expérience de la réassurance. Sa légitimité dans ce monde clos reste à construire. Pour améliorer le fonctionnement du groupe, Scor souhaite davantage de transparence. C'est la raison pour laquelle la société veut internationaliser son conseil d'administration. En décidant d'augmenter à 50 %, au lieu de 20 % aujourd'hui, la part des administrateurs étrangers ou ayant exercé des responsabilités internationales, le réassureur prend acte de leur importance dans son capital. Par conséquent, l'influence des investisseurs français, notamment des mutuelles, pourrait être réduite à partir du 15 mai, lors de la constitution du nouveau conseil. Par ailleurs, pour renforcer les pouvoirs de l'audit et du contrôle interne, mesures annoncées dans son plan, Denis Kessler a fait appel à Jean-Luc Besson. Ce fidèle de la FFSA prendra la direction du contrôle des politiques de provisionnement du groupe. Yvan Besnard prendra la direction de l'audit.

Des stock options pour remotiver les troupes

Reste qu'avec une baisse prévue de 10 % de son chiffre d'affaires cette année, Denis Kessler doit veiller au moral de ses troupes. Cette réduction devrait toutefois permettre une meilleure adéquation entre les ressources du groupe et sa mission géographiquement et techniquement plus restreinte. Aux États-Unis, la baisse d'activité devrait même atteindre 30 %. Les équipes américaines sont donc les premières à faire les frais de cette réorganisation, avec l'arrêt des activités de dérivés de crédit, la réduction des activités de caution et de responsabilité civile. Dans ce contexte, Denis Kessler entend rapidement mobiliser les énergies et annonce des mesures de motivation collective des salariés : l'octroi de l'équivalent d'un à deux mois de salaire en stock options si le ROE du groupe atteint 10 % cette année et 12 % en 2004.



" Back on krach " ?



Scor retombe dans une spirale baissière, comme avant son augmentation de capital. La semaine dernière, le titre a perdu plus de 7 % et a fini à la clôture du lundi 27 janvier à 4,17 €.

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