L'Argus factory casse les codes

L'Argus factory casse les codes
Les ateliers collaboratifs (5, 7, 9) et les conférences plénières de L’Argus factory ont accueilli près de 350 personnes en deux jours (3). Hugo Mercier (6), le cofondateur de la start-up française Dreem, et Anna Stépanoff (2), la fondatrice de Wild Code School, sont montés sur scène pour évoquer leur business model disruptif. Noam Shapira, le CEO de l’assurtech Setoo (4), a aussi partagé son expérience en matière d’innovation. Quant à Bernard Spitz (10), le président de la FFA, il a rappelé que face à un monde en constante transformation, l’assurance avait toujours su se « régénérer » et se « réinventer ».

Pour sa première édition, l’événement entièrement consacré à la transformation du monde de l’assurance n’a pas manqué ses débuts.

On se souvient toujours des premières fois. En l’occurrence, les quelque 350 participants à L’Argus factory n’oublieront certainement pas la première édition de cet événement intégralement consacrée à la transformation dans le monde de l’assurance. Selon l’avis de nombreuses personnes interrogées sur place, ce nouveau rendez-vous de la profession, organisé les 3 et 4 juillet derniers par L’Argus de l’assurance, a su « renouveler le genre » des manifestations proposées habituellement dans le secteur.

Sur la forme, d’abord. Durant deux jours, sur une scène immense, des orateurs sont venus partager, sans note et le plus souvent en tenue décontractée, leurs convictions en matière d’innovation et de change­ments. « On se croirait à un événement TED (NDLR : Tech­no­logy, Entertainement, Design) ! », glisse un des participants, faisant référen­ce aux conférences très tendance dans le monde numérique et popularisées avec les keynotes de Steve Jobs, l’ex-PDG d’Apple, décédé en 2011, lors des lancements de produits de la marque à la pomme. « C’est la première fois que je fais une présentation avec un micro Madonna ! Normalement, je suis debout derrière un pupitre avec mes petites feuilles… », avouera même hilare, Isabelle Hébert, directrice générale du groupe MGEN et directrice des services innovants du groupe Vyv.

Partage d’expérience

Pour parler disruption, nouvelles organisations et innovations face à une assistance compo­sée principalement d’assu­reurs, les organisateurs de L’Argus factory ont fait le choix de faire intervenir majoritairement. des représentants d’autres secteurs ayant déjà mené ou entamé leur processus de transformation. C’est ainsi que se sont succédé sur scène des dirigeants de Saint-Gobain, Sosh, Microsoft France, Cdiscount et PSA. Philippe Brun, CMO mobility services du constructeur automobile français, a d’ailleurs profité de l’occasion qui lui était donnée, le 3 juillet, pour officialiser le lancement par Peugeot, d’un service d’autopartage à Paris d’ici à la fin de l’année, en remplacement d’Autolib’.

Au total, ce sont près de 50 intervenants qui ont fait part de leurs expériences en matière de transfor­mations sous toutes ses formes (produits, métiers, organisations, relation client, marketing, nouveaux services…). Des speakers interrogés lors de conférences plénières, mais aussi tout au long de 20 keynotes et 6 worklabs. Car c’est l’une des originalités de L’Argus factory : les personnes inscrites n’étaient pas seulement spectatrices. À travers des ateliers collabo­ratifs, elles devaient être égale­ment actrices des réflexions menées autour du changement dans l’assurance. Un speed-meeting d’un nouveau genre – inspiré de la Factory d’Andy Warhol, ce lieu de rencontres et d’échanges entre personnes de milieux et d’univers différents créé dans les années 60 – a été proposé à tous les participants le premier soir.

Un événement porté par un Cercle des innovateurs

Lancé en juillet 2017, le Cercle des innovateurs se revendique comme un nouveau think tank de l’innovation dans l’assurance. C’est avec lui qu’a été conçu le programme de L’Argus factory. Ce cercle est composé d’une vingtaine de représentants d’assureurs, de mutualistes, de groupes paritaires ou d’intermédiaires qui, tous, ont émis le souhait de confronter leurs idées, leurs réflexions et leurs succès, leurs échecs en matière de transformation. « La création de L’Argus factory est une occasion unique de mettre des concurrents ensemble pour co-innover », résume ainsi l’une de ses membres, Isabelle Hébert, la directrice des services innovants du groupe Vyv.

Devoir de réinvention

Cet événement a donc été l’occa­sion de faire le point sur la mutation que vit actuellement le secteur de l’assurance. « Nous sommes à un moment clé pour notre secteur. Face à toutes les disruptions – technologiques, sociologiques, politiques – qui touchent le monde, il y a aujourd’hui un enjeu d’adaptation… ou de disparition », a notam­ment insisté Bernard Spitz, le président de la Fédé­ration française de l’assurance (FFA). Pour lui, l’assurance connaît déjà la recette pour s’adapter à cet environnement qui change. « Au fil du temps, nous avons déjà montré que nous étions capables de nous régénérer, de nous réinventer et de nous développer à travers soit l’arrivée de nouveaux entrants, soit à travers l’intégration des nouvelles technologies », a-t-il ajouté.

Surfant sur une problématique majeure développée durant les deux jours de L’Argus factory – comment renforcer les relations avec les start-up exerçant dans le secteur, les insurtech ou assurtech ? – le président de la FFA a rappelé qu’« à partir de l’automne prochain, la Fédération aura tout un étage – un hub – destiné à l’innovation en matière d’insurtechs ». Tout un symbole.

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

L'Argus factory casse les codes

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié