L'inexorable ascension des bancassureurs

L'inexorable ascension des bancassureurs
Selon Facts & Figures, le Crédit agricole Assurances affiche le meilleur résultat technique en santé/prévoyance individuelle du marché.

Pour le 11e Baromètre sur la croissance et la rentabilité des groupes d’assurance en France, le cabinet de conseil Facts & Figures s’est attaché à observer les résultats techniques du marché. Les bancassureurs tirent encore une fois leur épingle du jeu.

Facts & Figures a publié son Baromètre annuel sur la croissance et la rentabilité des groupes d’assurance en France. Premier constat : le secteur de l’assurance en France se porte très bien. « Les ROE (NDLR : rentabilité des capitaux propres), se situent en moyenne entre 7 et 9 %, aussi bien en IARD qu’en vie », observe Cyrille ­Chartier-Kastler, président de Facts & Figures.

Pour cette 11e édition, le cabinet de conseil s’est attaché à regarder l’évolution des résultats techni­ques des sociétés relevant du code des assurances entre 2011 et 2015. Cet indicateur, qui ne prend pas en compte les produits financiers, est l’équivalent d’un résultat d’exploitation. Il ressort du baromètre que le secteur de l’assurance en France a doublé son résultat technique entre 2011 (4,9 Md€) et 2015 (11,5 Md€).

Segmentation des tarifs

Premiers à en bénéficier, les ­bancassureurs, qui en 2015, ils ont ­réalisé près de 5 Md€ de résultat tech­nique sur leurs activités ­assurantielles. Si tous les réseaux de distribution ont vu leur résul­tat technique progresser, « en ­grimpant de 3,3 Md€, les bancassureurs ont capté plus de la moitié de la croissance de résultat technique du marché sur la pério­de », relève le cabinet. Ils détrônent ainsi les ­réseaux de courtage qui tenaient la première place en 2011 (voir infographie ci-contre).

Il faut dire que les bancassureurs disposent d’atouts de taille. « Ils ont une meilleure productivité ­commerciale que les autres ­familles d’assureurs. Ils vendent en moins de temps, et ce, de façon plus ciblée et industrialisée », ­explique Cyrille Chartier-Kastler. Ils bénéficient, en outre, de coûts d’acquisition d’un client moins élevés que les mutuelles sans ­intermédiaires et que les compa­gnies à réseaux d’agents. Quant au tarif, « grâce à des outils plus récents et des puits de données statistiques nettement plus riches, les bancassureurs ont des politiques tarifaires plus segmentées, sans le dire pour autant », ajoute Cyrille Chartier-Kastler. Résultat, les ­filiales d’assurance des groupes bancaires peuvent se vanter d’une croissance qui ne grignote pas leur rentabilité. Ainsi, dans le classement des groupes en termes de résultats techniques global, ­derrière Axa (1,4 Md€), on trouve CNP Assurances (1,282 Md€), ­Crédit mutuel (1,2 Md€) et le ­Crédit ­agricole (1,181 Md€). Et sur les 10 premiers résultats techniques en valeur absolue, on trouve même 6 bancassureurs, puisque s’ajoutent Société générale, BNP Paribas Cardif et BPCE.

Fortes marges en prévoyance

Si les bancassureurs bénéficient de bons ratios combinés en dommages, c’est en prévoyance individuelle qu’ils dégagent les marges les plus importantes avec un ratio de 19,5 % du chiffre d’affai­res en 2015. « Ils se sont engouffrés dans un marché à l’époque peu équipé en vendant des contrats situés sur des primes moyennes comprises entre 80 et 120 € », explique ­Cyrille Chartier-Kastler. De même, en ­prévoyance collective, ce sont les groupes qui ont fait de l’assurance des emprunteurs leur cœur d’activité qui réalisent les plus fortes marges. Les bancassureurs se ­placent ainsi dans les 5 premières positions du marché. En effet, malgré les diverses tentatives ­réglementaires pour ouvrir le marché de l’assurance emprunteur, ils concentrent près de 85 % des parts de marché sur ce segment.

Et ces spécialistes de l’assurance vie profitent aussi de la bonne ­dynamique de l’épargne retraite. En 2015, l’épargne retraite (en euros) est le segment de marché qui génère la part la plus élevée de résultat technique (4,025 Md€, soit 35 % du total), loin devant les dommages de particuliers (1,8 Md€, 16,3 %). « Le discours qui consiste à dire que les fonds en euros sont ­dépassés rend service aux compagnies. Car, sous prétexte de pression des autorités de tutelle, celles-ci ont baissé les taux servis, davantage que la baisse réelle du rendement financier de leurs actifs », indique Cyrille Chartier-Kastler.

Les pros en ligne de mire

Reste un domaine où les bancassureurs ont pris du retard : c’est le ­dommage aux professionnels et aux entreprises (voir ci-contre). S’ils deviennent progressivement la cible de leurs discours marketing, ils sont loin de prendre des parts de marché aux compagnies à réseau d’agents dont les marges sont supérieures à celles du marché : 14,2 % en 2015 contre 12,4 % pour le marché. Mais pour combien de temps ?

 

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