[DOSSIER] Le top 30 de la mutualité 2014 3/7

«La complémentaire restera une activité de fidélisation mais sans dégager d’excédents»

«La complémentaire restera une activité de fidélisation mais sans dégager d’excédents»
© Patrick Sagon - Président de La Mutuelle Générale

Comment se déroulent vos négociations avec Malakoff Médéric ?
Elles avancent dans un climat serein. Il y a de part et d’autre une volonté d’aboutir. Nous identifions les problèmes avec beaucoup d’objectivité et nous nous efforçons d’y apporter les bonnes réponses. Notre objectif est toujours de parvenir à un accord d’ici à la fin de l’année, voire le début 2015. Nous signerons un accord dans le respect des intérêts de nos adhérents et veillerons à la complémentarité et aux synergies commerciales. Nous arrivons avec notre histoire, chacun se respecte. Dans le monde paritaire, certains avaient peut-être une vision un peu réduite de la mutuelle 45, monoactivité, orientée santé individuelle. Notre futur partenaire est bien conscient que ce n’est pas le cas. Nous sommes déjà diversifiés, avec une activité équilibrée entre l’individuelle et le collectif, dont du courtage, certes modéré en volume mais de qualité, avec de bons équilibres techniques.

Dans la bascule du marché qui se prépare, qu’est-ce qui sera selon vous décisif ?
L’ANI affecte toutes les familles de la profession. Aucun n’a toutes les cartes en main pour le transformer en opportunité de développement. Pour y parvenir, il faut être capable de maîtriser la négociation de branche, et peu d’acteurs ont cette expérience. Il faut aussi être en mesure d’adresser des centaines de milliers d’entreprises avec des vendeurs debout, de disposer d’un actuariat expert, et de vivre avec des marges qui vont s’effondrer. La complémentaire santé va rester une activité de fidélisation mais elle ne va plus dégager d’excédents. Cela signifie qu’il faudra une équation économique plus large proposant un bouquet de garanties et de services beaucoup plus étendu. Celui qui ne répond à toutes ces contraintes se retrouvera en grande difficulté.

Pourquoi avoir lancé une offre ANI dès janvier 2014 ? Est-ce par intérêt pour les recommandations de branches ?
Avec ce lancement, il s’agissait avant tout, à l’instar des grands assureurs, de montrer notre capacité à répondre rapidement aux attentes du marché. Quant aux recommandations, nous y répondrons forcément dans le cadre du groupe que nous souhaitons créer. C’était déjà l’intention de notre partenaire. De notre côté, nous avons aussi déjà répondu à des appels d’offres en tant que mutuelle.

PROPOS RECUEILLIS PAR L. V.

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