La cure de jouvence de la téléassistance ! (Dossier objets connectés)

La cure de jouvence de la téléassistance ! (Dossier objets connectés)

Les ventes de services de téléassistance n’ont jamais réellement décollé. Le médaillon d’appel est même devenu le symbole du début de la fin, de l’étape précédant le placement en maison de retraite. Une tendance qui pourrait s’inverser avec l’arrivée d’objets connectés plus ludiques.

Lancé dans les années 1980, le médaillon permettant d’alerter en cas de chute d’une personne âgée fut bien le premier des objets connectés proposé par les assisteurs. Pourtant, ce moyen d’alerte n’est pas perçu comme une innovation mais plutôt comme un objet particulièrement stigmatisant. Les familles repoussent toujours le moment d’y recourir alors que la téléassistance peut devenir un moyen simple de maintenir la personne âgée le plus longtemps possible chez elle. Un véritable enjeu tandis que pas moins de trois Français sur cinq auront plus de 60 ans en 2050, contre un sur cinq aujourd’hui !

Les sociétés d’assistance se préparent depuis plusieurs années à ce virage du vieillissement de la population et, de son corollaire, la dépendance.

Le maintien à domicile

Les objets connectés pourraient donner un nouveau souffle à cette activité, qui peine paradoxalement à décoller. Et les assisteurs entendent bien s’attaquer aux trois principales causes qui, si elles ne sont pas traitées, mènent à un placement dans une maison de retraite : la dénutrition, la réduction de la mobilité et l’oubli de médicament.

Tous les moyens sont actuellement envisagés : la balance connectée peut alerter la famille et la société en charge des repas en cas de perte de poids importante ; le pilulier connecté sera capable de donner l’alerte en cas d’oubli et de commander automatiquement la prochaine prescription, ou encore la domotique afin de visualiser si le périmètre de vie de la personne âgée se restreint. « à l’instar d’EDF, qui cherche à analyser la consommation en fonction des pièces pour proposer des solutions d’économie d’énergie, étudier l’usage de l’électricité permettrait de voir si les seniors restent mobiles chez eux », explique Pascal Fanton, directeur des opérations de Mondial Assistance. Les assisteurs, une fois l’alerte donnée par ces objets connectés, pourront solliciter les prestataires adéquats ou mobiliser la famille.

Une tentative de « dé-ringardisation »

En maintenant les personnes âgées à domicile, les assisteurs les accompagnent aussi plus longtemps. Mais cela ne suffit pas. Ils entendent bien rajeunir la clientèle de la téléassistance. « La moyenne d’âge de nos clients, pour notre service Présence Verte, est actuellement de 86 ans ! », souligne Nicolas Gusdorf, directeur général de Présence Verte S.A.

La première urgence est de se débarrasser des contraintes du médaillon. « Avec notre partenaire Senior Adom, nous proposons déjà des solutions capables de détecter une chute à la maison par des capteurs domotiques plutôt que d’avoir à porter un médaillon, ce qui est moins stigmatisant », note Guillaume Fichefeux, directeur marketing d’Europ assistance France. Autre progrès récent : le réseau mobile 3G. Grâce à celui-ci, les personnes âgées peuvent se déplacer où bon leur plaisent et le bracelet peut prévenir en cas de chute à l’extérieur. La téléassistance devient alors un outil d’autonomie.

Encore et toujours du service

Même si ces progrès sont notables, les assisteurs continuent leurs recherches. Et se posent de nouvelles questions : plutôt qu’un médaillon à l’esthétique douteuse, pourquoi ne pas adopter un petit robot ? Inter Mutuelles Assistance s’est d’ailleurs déjà lancé dans des expérimentations, notamment avec l’humanoïde Nao mit au point par la société française Aldebaran Robotics. « Nous voyons la robotique comme une piste intéressante, si elle est connectée à une plateforme d’assistance et surtout si elle se double d’une gestion humaine », témoigne Catherine Lardy, directrice marketing groupe d’IMA. Au-delà de la téléassistance classique, un tel robot peut utilement renforcer le lien social en offrant de nouvelles possibilités de dialogue vidéo avec les proches, surtout quand la famille est éloignée. Il peut vérifier une alerte de chute et faire gagner du temps à l’assisteur pour intervenir ou prévenir les voisins. En bref, la lutte contre l’isolement des personnes âgées reposera peut-être de plus en plus sur les épaules de ces robots.

Pourquoi Apicil ne fait-il pas appel à un assisteur ?

Les assisteurs se mobilisent très largement sur la question du maintien à domicile. Mais ils sont loin d’être les seuls. Ainsi, l’assureur Apicil a décidé de recourir à Bluelinea, un opérateur spécialisé dans les objets et services connectés liés à la santé. « Nous étions à l’écoute des assisteurs mais à ce jour, ils n’ont pas su nous apporter de vrais éléments de différentiation, explique Thomas Perrin, directeur exécutif du développement produits et services du groupe Apicil. Bluelinea prend en compte non seulement la personne mais intègre la prise en charge de celle-ci dans son environnement social ou familial. Par exemple, dans une problématique d’accompagnement des aidants, on peut alerter en amont les voisins ou la famille grâce à des signaux faibles détectés par une balance, un tensiomètre ou un traqueur d’activité connectés à disposition de l’assuré. »

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Commentaires

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