La pression tarifaire et la faiblesse des taux d’intérêts pèsent sur le Lloyd’s

La pression tarifaire et la faiblesse des taux d’intérêts pèsent sur le Lloyd’s
Le Lloyd's vient de présenter ses résultats du premier semestre 2015

Le marché tricentenaire de l’assurance londonienne a enregistré des bénéfices semestriels en baisse de 28% par rapport à la même période de 2014.

Le marché tricentenaire de l’assurance londonienne a réalisé un bon premier semestre 2015, avec des bénéfices imposables de 1,19 Mds de livres.

Ce résultat reste néanmoins largement en retrait comparé aux 1,65 Mds de livres de profits enregistrés à la même époque l’an dernier ( -28%). Parallèlement à la volatilité économique en Europe constatée en juin 2015, la faiblesse des taux d’intérêts a continué à peser sur les rendements du marché, lesquels sont ressortis en baisse à 0,6% comparé à 1,3% en 2014, revenant ainsi au même niveau atteint en 2013.

Des rendements bas

«Les rendements devraient encore rester bas et la volatilité importante » explique John Parry, directeur financier du Lloyd’s of London lors d’un point presse à Londres, «il n’y a pas non plus d’incitation à l’heure actuelle à prendre des risques supplémentaires pour les booster : nous ne subissons aucune pression du marché et nous ne sommes pas tentés de le faire. Du reste, la récompense en serait très limitée ».

L’intensification de la concurrence, poussant à une importante pression tarifaire, est aussi largement évoquée par le marché pour expliquer le recul des bénéfices. Dans cet environnement, le Lloyd’s est néanmoins parvenu à tirer partie des mouvements favorables des taux de change qui lui ont permis de booster ses primes de 7% à 15,51 Mds de livres ( 2014 : 14,48 Mds), compensant de ce fait la chute des tarifs.

Climat bénin de catastrophes

Dans l’ensemble, le Lloyd’s a bénéficié d’un climat de catastrophes relativement bénin, même si légèrement moins bon qu’en 2014. L’explosion de la plateforme pétrolière dans le Golfe de Mexico appartenant à la compagnie publique mexicaine Pemex a ainsi coûté au marché quelque 173 millions de livres.  Le crash de l’avion 9525 de la compagnie aérienne allemande Germanwings a coûté 39 millions de livres au marché, soit la deuxième catastrophe la plus coûteuse au premier semestre pour le Lloyd’s.

Au total, les sinistres majeurs, dans lesquels il faut également inclure les bombardements aériens au Yemen ainsi que le lancement raté du satellite de communications MexSat-1, ont coûté au Lloyd’s 268 millions de livres au premier semestre. Ce montant était de 134 millions au premier semestre 2014. Son ratio combiné, qui s’est légèrement détérioré à 89,5% (juin 2014 : 87,4%) est néanmoins resté, pour la quatrième année consécutive, supérieur à celui de ses pairs.

Augmentation des dépenses

Durant le semestre, le marché a vu ses coûts bondir de 19% à 113 millions de livres  : « cette augmentation des dépenses est à mettre sur le compte d’investissements supplémentaires réalisés par nos syndicats à la fois dans la technologie et les ressources humaines » a expliqué John Parry, «cela sert à renforcer toutes les procédures en matière de gestion des risques, ce qui, d’un point de vue prudentiel, est une très bonne chose».

Durant le semestre, le Lloyd’s a ouvert un bureau à Pékin, lancé sa plateforme à Dubai et a reçu depuis, la permission formelle d’ouvrir des bureaux en Colombie et au Mexique. Le marché de l’assurance a également indiqué avoir soumis au régulateur anglais son modèle interne de solvabilité. L’approbation est attendue d’ici à la fin de l’année.

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