[DOSSIER] Back office des CGPI 2/4

La signature électronique devient indispensable

La signature électronique devient indispensable
peterhowell/Getty Images/iStockphoto

Il y a cinq ans, les CGPI ne savaient pas en quoi elle consistait. Aujourd’hui ils la réclament.

« La signature électronique rentre dans les mœurs : 60 % des CGPI l’utilisent déjà. C’est une belle ­proportion, d’autant que 25 % des CGP restants ont le projet de s’en servir », constate Christelle Rancev, supervising manager chez Périclès Consulting. Il y a cinq ans, les CGP ne ­savaient pas en quoi la signature électronique consistait. Aujour­d’hui, certains en font un critère pour travailler avec un acteur. « Leurs motivations sont les gains de temps, une meilleure réactivité et donc un meilleur service pour le client », estime Christelle Rancev.

Céline Charbonnel, responsable service clients de 3A Patrimoine
« Dans l’immédiat, plutôt une surcharge de travail »

« La signature électronique va nous rajouter une charge de travail en plus, sans apporter grand-chose. Nous travaillons avec des compagnies qui n’en sont pas du tout au même stade de développement. Bilan, le client comprend mal que pour un contrat il peut faire un arbitrage en ligne, alors qu’avec un autre il lui faut imprimer et signer un document de 5 pages. Les assureurs et les plateformes nous ont tous vendu la dématérialisation, mais la mise en place n’est pas encore au point pour nous. »

 

Pas de système unique

Chez ceux qui l’utilisent fréquemment, on sent poindre une frustration : il leur faut utiliser autant de systèmes de signature que de fournisseurs. Ainsi, Axa Thema demande aux CGP de suivre une formation en e-learning pour qu’ils deviennent tiers certificateurs. Ils vérifient l’identité du client et lui établissent un certificat de signature valable cinq ans. Certains fournisseurs obligent le client à se connecter sur leur ­espace personnel pour pouvoir signer un document électroniquement. D’autres, comme Generali Patrimoine, permettent aux CGP, via l’Extranet, de générer un SMS par ­lequel le client signe... « Il existe trois ou quatre fournisseurs de certificats de signature électronique. Ce ­serait bien que les assureurs les acceptent et qu’ain­si, les CGP choisissent celui qui leur convient. Il faudrait qu’ils comprennent que nous ne sommes pas des agents ­généraux qui ne travaillent que sur un seul Extranet », explique Olivier Pichon, gérant de Profil Finance (3 personnes, 3 M€ de collecte brute en assurance vie en 2016).

Olivier Pichon, gérant de Profil Finance
« Je suis parfois obligé de passer par le papier »

« J’utilise la signature électronique de mon agrégateur et d’un autre système. Mes clients ont l’habitude de signer via leur téléphone mobile. Mais, dès qu’une compagnie entre dans la procédure, il y a rupture dans le circuit de la dématérialisation et je suis parfois obligé de passer au papier ! Le client ne comprend pas et moi je dois la scanner pour la mettre dans mon système de GED. Les compagnies préfèrent accepter des fax et des e-mail avec un PDF scanné dont la signature n’a aucune valeur juridique, que d’accepter des documents signés dans mon agrégateur ! »

 

La signature électronique a aussi des impacts en termes d’organisation. Par exemple : « Avec un contrat papier, même si le CGP n’avait pas toutes les informations, il pouvait demander au client de signer et compléter plus tard. Avec la signature électronique, ce n’est plus possible, car tout doit être complet. Il faut donc préparer le rendez-vous différemment », souligne Olivier Samain, directeur d’Axa Thema. Par ailleurs, plus le cabinet a une taille importante, plus l’adoption de la signature est souvent complexe.

67 % Le part des CGPI qui considèrent la mise en place de la signature électronique comme prioritaire pour les assureurs et les plateformes.

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