La stratégie d’Humanis dans le «Far West» de l’assurance santé

La stratégie d’Humanis dans le «Far West» de l’assurance santé
Jean-Pierre Menanteau, directeur général du groupe Humanis.

Campagne de communication, nouveau produit, partenariat…le groupe de protection sociale Humanis entend agir sur tous les fronts pour gagner la bataille de l’assurance complémentaire santé, dans un contexte de concurrence exacerbée.

La généralisation des couvertures collectives et la censure des clauses de désignation dans les branches professionnelles vont largement rebattre les cartes de l’assurance complémentaire santé. Invité de l’Association nationale des journalistes de l’assurance (Anja), ce jeudi 18 décembre, le directeur général du groupe Humanis, Jean-Pierre Menanteau, n’a pas caché ainsi que la nouvelle procédure de recommandation rendait plus complexe le travail de cet assureur collectif, qui bénéficie d’un nombre important de désignations : «C’est une course à la mer. Il faut la force et la puissance pour maximiser rapidement la masse assurable.» Autrement dit, convaincre le plus grand nombre d’entreprises de la branche de choisir l’organisme recommandé afin d’éviter notamment les phénomènes d’anti-sélection.

Une nouvelle gamme santé

«Cela va balbutier pendant quelques années, il y aura des succès et des échecs, ce sera un peu le Far West assurantiel, mais l’esprit  de raison l’emportera», analyse Jean-Pierre Menanteau. Et Humanis fourbit ses armes. Le groupe de protection sociale devrait ainsi détailler, début octobre, lors du rendez-vous international de l'assurance de personnes Réavie, «une grande campagne de communication et commerciale», avec la sortie d’une nouvelle gamme dénommée Humanis safe, fruit d’un «processus de travail radicalement différent, associant de multiple compétences».

Complémentaire santé et climat social

Conçue dans une logique industrielle, cette nouvelle gamme se veut extrêmement modulaire en combinant couverture socle, renfort collectif et option individuelle. Selon les sondages réalisés par Humanis auprès des TPE-PME, les chefs d’entreprises font de la complémentaire «une question clef pour le climat interne de l’entreprise», et ne rechercheraient donc pas forcément le panier de soins minimum. Mais, ils sont lassés de l’instabilité réglementaire, qui obligera de fait le groupe à revoir sa nouvelle gamme lorsque tous les décrets seront parus.

Partenaire des entrepreneurs

Humanis annonce également un renforcement de ses «canaux d’accès» aux petites entreprises. Le groupe travaille déjà «avec 1 200 courtiers de proximité» et figure parmi les partenaires de Wikipme, réseau social des entrepreneurs en cours de lancement. Parallèlement, Adéis, structure commerciale spécialisée dans les branches professionnels, doit être totalement refondée.

Attirer de nouvelles mutuelles

Reste la question des partenariats, alors que La Mutuelle générale a finalement décidé de convoler avec Malakoff-Médéric plutôt qu’Humanis. «Cela s’est joué à un cheveu», assure Jean-Pierre Menanteau, avant de souligner que cette compétition a été un «facteur d’accélération» dans les chantiers du groupe. Et si les mutuelles dépassant le milliard d’euros de cotisations santé se font rares, un futur partenariat peut concerner «plusieurs mutuelles», relève le directeur général d’Humanis, avant d’insister sur «une architecture semi-ouverte totalement adaptée pour un futur partenaire».  

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