« Le courtage de spécialité est un métier d'avenir »

Face à l'hyperchoix qui caractérise le marché de l'assurance aujourd'hui, le métier de courtier retrouve tout son sens. Le projet Convergence d'April contribue à cette tendance. Entretien avec Patrick Petitjean, vice-président d'April Group.

Quel impact la nouvelle organisation aura-t-elle sur votre stratégie envers les courtiers ?

Ce travail sur la marque ne peut que satisfaire les courtiers, qui ont toujours demandé davantage de lisibilité et de visibilité pour une meilleure compréhension de l'offre d'April. À travers nos trois marques - April, pour les particuliers, April Entreprise pour les entreprises, et April Courtage pour les intermédiaires en assurances, laquelle fédérera toutes les filiales grossistes du groupe -, l'accès à nos quelque 120 produits sera grandement simplifié et permettra aux courtiers de repérer plus rapidement le produit dont ils ont besoin.

Avec combien de courtiers travaillez-vous ?

Nous travaillons avec plus de 15 000 intermédiaires codés, dont plus de 11 000 ont fait au moins une affaire avec nous au cours de la dernière année. La moitié travaille au minimum avec 2 sociétés du groupe, un tiers avec 4 et certains avec plus de 10 d'entre elles !

Comment valorisez-vous les nombreuses expertises du groupe ?

Notre volonté est de présenter l'exhaustivité de l'offre d'April. Pour cela, nous avons développé un extranet professionnel pour l'ensemble de nos entités. Nous travaillons sur la notion de code unique afin de permettre à un partenaire codé par l'une des entreprises du groupe de travailler avec toutes. En leur facilitant l'accès et en les aidant à repérer le produit le plus adapté aux besoins de leurs clients, nous valorisons leur rôle de conseil. Notre programme « Résolument courtage » développe en outre les moyens destinés à assurer la promotion de leur métier, à le valoriser et à faire ainsi croître la part de marché de ce canal de distribution par rapport aux autres.

Le monde actuel laisse-t-il une place au courtier ?

Bien évidemment, et plus que jamais. Les courtiers doivent poursuivre leur spécialisation, qui permet de développer plus de valeur ajoutée. C'est, j'en suis certain, un métier d'avenir, car, plus que jamais, le consommateur a besoin d'aide face à l'hyperchoix auquel il est confronté et qui devient finalement très anxiogène. Comment être certain de faire le bon choix sans l'aide d'un professionnel expérimenté ?

Malgré ce plaidoyer en faveur des courtiers, April développe pourtant un réseau de boutiques...

Nous disposons de 188 boutiques sous la marque Mutant et de 56 sous la marque April Santé. Dans le cadre du projet Convergence, elles prendront toutes l'enseigne April. On nous fait effectivement ce procès de vouloir concurrencer le courtage. Quel grand assureur du courtage ne développe pas ses propres points de vente, agents généraux ou boutiques, sous marque tierce ? Plus nous serons visibles, plus les clients connaîtront la marque, plus la vente en sera facilitée pour nos partenaires.

Ce réseau en propre est-il amené à se développer ?

Idéalement, il devrait compter entre 300 et 400 boutiques de proximité. À cet égard, nous serons vigilants sur leur implantation afin de conjuguer les forces, en veillant notamment à ne pas être en confrontation directe avec nos partenaires privilégiés.

Quelles actions menez-vous en faveur de la profession ?

Dernièrement, nous avons lutté contre les pratiques anticoncurrentielles en matière d'assurance emprunteur. Entre 1999 et 2005, il y avait 5 200 distributeurs de ce produit. En 2005, les banques ont décidé de freiner les acceptations de délégation. La marque a en particulier fait l'objet d'un véritable boycott maintes fois constaté, fournissant ainsi les éléments nécessaires à l'appui des actions que nous avons engagées auprès de l'Autorité de la concurrence, du ministère de l'Économie et des Finances et de la Commission européenne. La dernière audition remonte à septembre 2009 et l'avis de Conseil de la concurrence qualifiant ces pratiques d'anticoncurrentielles, à novembre 2009. Aujourd'hui, parmi les amendements déposés par les députés et les sénateurs à l'occasion du projet de loi sur l'assurance emprunteur, trois l'ont été à notre initiative. D'autres initiatives suivront, à chaque fois que nous constaterons que la libre concurrence n'est pas respectée. Indéniablement, cette action a renforcé nos liens avec les courtiers.

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