Le courtier essaye de se positionner en risk manager externalisé (JDC 2017)

Le courtier essaye de se positionner en risk manager externalisé (JDC 2017)
Le courtier, nouveau risk manager externalisé ? a constitué le thème de la table ronde organisé aux JDC le 12 septembre 2017

Adopter une posture nouvelle face à des risques émergents qui appellent à un surcroît de conseil auprès des entreprises : le contexte assurantiel est fertile pour permettre aux courtiers d'endosser le costume de risk manager externalisé. Débat aux Journées du courtage.

Etre considéré comme l'expert-comptable ou l'avocat du chef d'entreprise local, mais dans le domaine de la prévention et la gestion des risques : être son risk manager... externalisé est une posture que souhaitent adopter certains courtiers spécialisés en risques d'entreprises.

Aux Journées du Courtage, une conférence a donc réuni assureurs et courtiers pour débattre de cette évolution. Résultat : le consensus n'y est pas encore entre ingérance inenvisageable, manque de culture de la gestion du risque au sein des PME et TPE, sans parler de ligne de démarcation entre assureur et courtier qui reste floue auprès du chef d'entreprise sur le plan de l'acommpagnement.

Morceaux choisis :

Gwenaël Hervé, directeur géneral France d'Hiscox

« On touche les limites de la RC pro pour le courtier... entre être à l'intérieur d'un comité de direction et jouer un rôle de conseil  Pour moi, le courtier doit rester dans son rôle de conseil en risk management, mais ne doit pas endosser celui de risk manager externalisé »

« L'autre point de vigilance à lever concerne le prix. Le client entreprise a peur de payer deux fois pour un service apporté par le courtier ET l'assureur »

« Sur les 500 codes courtiers que nous gérons, peu de partenaires nous ont demandé un accompagnement en ce sens »

 

Emmanuel Morandini, directeur général du groupe April

« Oui, une externalisation est envisageable sachant que le courtier est déjà coordinateur, quasiment architecte de solutions. Les courtiers seront forcément amenés à jouer un rôle de plus en plus important car il s'agit de risques qui s'achètent peu. Ce sont des risques qui se vendent »

 

Nadia Côté, directrice générale de Chubb France

« Nous avons des ingénieurs traditionnels en risques RC et risques spécialisés qui peuvent accompagner les courtiers dans l'identification et la prévention de risques de plus en plus immatériels comme le cyber ou le préjudice écologique. Cela correspond aux dirigeants de moyennes entreprises dépourvus de risk managers dès lors qu'ils sont prêts à diffuser une culture du risque dans leur entreprise. Eux-seuls le peuvent... »

« Demain, les clients entreprises auront envie d'acheter l'assurance différemment et peut-être pas d'un courtier toutes les deux semaines dans leur entreprise pendant deux heures. Il faudra mixer l'accompagnement avec l'apport d'outils digitaux »

 

Hervé Houdard, directeur général de Siaci Saint-Honoré

« Le courtier ne doit jamais déborder de son rôle en faisant de l'ingérance dans la société qui lui achète ses services »

« La cible idéale du risk management externalisé est l'ETI ou la PME en prise avec des problématiques de rupture de chaînes d'approvisionnement (supply chain), de RC fournisseurs ou de Cyber »

« Le vrai sujet, c'est que notre pays manque de risk managers pour traiter avec les courtiers. Une entreprise qui fait 250 M€ de CA voire 30 M€ CA ne devrait pas faire l'économie de l'embauche d'un risk manager chargé de la protéger ! »

 

 

 

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