Le temps se couvre pour l'assurance française

L'agence de notation Fitch a abaissé la perspective de l'assurance vie et non-vie en France de « stable » à « négative ». En cause notamment, la dégradation à venir de la rentabilité des affaires.

L'année 2009 s'annonce pleine de défis pour le marché français, annonce l'agence de notation Fitch, qui a, au même titre que plusieurs autres marchés (dont les États-Unis), abaissé la perspective à « négative » en assurance vie et non-vie dans l'Hexagone.

En assurance vie, Fitch rappelle que la baisse des primes s'est accélérée sur les huit premiers mois de l'année (- 9 % comparé à la même période en 2007), liée en partie à la baisse de la collecte en unités de compte due à la chute des marchés actions, et à l'aplatissement de la courbe des taux d'intérêt qui pénalise les taux servis par les assureurs vie sur leurs produits en euros. Les difficultés de financement sur le marché interbancaire poussent en outre les banques à orienter leur clientèle vers les produits d'épargne classiques au détriment de l'assurance vie.

Les primes vie à la baisse

L'enjeu, pour les prochains mois, sera de préserver la rentabilité. « Nous estimons que les primes en assurance vie vont continuer à baisser ou à connaître une faible croissance à moyen terme. La forte chute des produits en unités de compte devrait se confirmer sur l'ensemble de 2008 au vu des marchés actions toujours perturbés. Or, cette baisse est dommageable pour la solvabilité des assureurs vie, puisque les produits en euros demandent plus de capital, mais aussi pour leur rentabilité, puisque les produits en unités de compte sont connus pour être généralement très rentables », analyse Vanessa André, directrice associée chez Fitch, avant de conclure : « Dans une perspective de moyen-long terme, la collecte nette sera d'autant moins positive que le marché arrive à maturité après une vingtaine d'années de très forte hausse, ce qui devrait entraîner une hausse substantielle des prestations payées. »

Trois facteurs externes pourraient en outre pénaliser la solvabilité des assureurs vie : la taxe sur les produits d'investissement et d'assurance vie (1,1 %, mise en place en 2009), la forte réduction des droits de succession ainsi que la diminution de la collecte en assurance emprunteur.

Stagnation en dommages

Quant à l'assurance dommages, elle voit sa perspective dégradée du fait de la possible stagnation du volume de primes telle que le marché l'avait vécue entre 1996 et 1999, sans parler de la pression tarifaire qui subsiste en auto, ou encore « des ratios combinés qui se dégradent malgré l'absence d'événements naturels importants sur le marché », souligne Marc-Philippe Julliard, directeur senior chez Fitch.

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