«Le transfert des salariés d’Apria RSA vers la MSA est un gâchis de compétences » (Jean-Marie Paulot)

«Le transfert des salariés d’Apria RSA vers la MSA est un gâchis de compétences » (Jean-Marie Paulot)
Jean-Marie Paulot, directeur général d'Apria RSA

A l’occasion de la publication du rapport annuel 2014 d’Apria RSA, son directeur général, Jean-Marie Paulot, revient sur les conséquences – sociales et économiques – du transfert de ses activités agricoles à la Mutualité sociale agricole (MSA). Et met en avant les nouveaux relais de croissance de son entreprise.

Comment caractériseriez-vous l’année 2014 pour Apria RSA ?

Ce fut une année de transformation. Forcés et contraints par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS), nous avons dû sortir de notre périmètre les activités agricoles que nous avions jusqu’à présent. 220 personnes, qui étaient en CDI chez nous, ont ainsi dû rejoindre la Mutualité Sociale Agricole (MSA). Alors, certes, ce transfert de contrats s’est fait sans heurt, puisque nous avons obtenu des garanties sur l’emploi, sur la rémunération, et sur la non-mobilité géographique des salariés pendant une durée minimale de 5 ans. Pour autant, cette opération reste un gâchis de compétences. En outre, un an après la fin de ces activités agricoles, tout n’est pas encore totalement réglé, puisque l’indemnisation du préjudice des deux groupements Gamex et AAEXA n’est toujours pas réglé. Or, la perte nette en 2014 des régimes agricoles s’élève à 2,8 millions d’euros.

Comment pallier cette perte d’activité ?

Nous avons demandé aux assureurs de positionner Apria RSA sur des segments en croissance tels que la gestion de contrats réglementés, comme nous le faisons déjà pour la CMU-C. C’est comme ça que nous nous sommes vu confier, sous l’égide de la FFSA, la gestion en co-assurance de l’offre « Assureurs Complémentaires Solidaires », qui est l’une des 11 offres retenues par les pouvoirs publics pour la gestion de la complémentaire santé. Avec la gestion de cette offre qui a démarré le 1er juillet dernier, l' activité de gestion pour compte d'Apria a donc poursuivi sa croissance.

Quelles sont les conséquences, pour Apria RSA, des mesures présentées par la ministre des affaires sociales, Marisol Touraine, pour améliorer le fonctionnement du régime social des indépendants (RSI) ?

Toute l’agitation autour du RSI ne concerne que le recouvrement des cotisations des artisans et des commerçants par les Ursaff. Le rapport Verdier/Bulteau, sur l’amélioration de la qualité du service et de la relation avec les assurés et les cotisants du RSI, ne vise en aucun cas le service des prestations, qui a toujours été bien assuré par les organismes conventionnés missionnés, dont la RAM, gérée par Apria RSA. Pour autant, cela ne veut pas dire que nous ne suivons pas de très près l’évolution du RSI, qui travaille actuellement sur sa nouvelle convention  d’objectifs et de gestion avec l’Etat pour les 4 prochaines années. Or, dans ce texte, il y aura certainement des points à faire évoluer dans le partenariat entre le régime social des indépen et les organismes conventionnés.

Chiffres clés Apria RSA – 2014

. 1608 salariés

. 420 000 personnes protégées gérées en complémentaire santé pour le compte de différentes compagnies d’assurances.

. 1,3Md€ de cotisations encaissées et 2,5Md€ de prestations versées au titre du Régime social des indépendants (RSI)

. 57% de part de marché pour la gestion maladie RSI

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