Les assureurs tailleront dans leurs dépenses en 2018, selon Standard and Poor’s

Les assureurs tailleront dans leurs dépenses en 2018, selon Standard and Poor’s
Standard & Poor's

L’agence de notation place l’assurance mondiale sous perspective stable. L’environnement de taux bas, les pressions tarifaires et réglementaires placent le secteur sous tension.

Les assureurs vont devoir se serrer la ceinture en 2018, estime Standard and Poor’s. L’agence de notation place l’assurance mondiale sous perspective stable pour l’année à venir. Si les conditions macroéconomiques devraient globalement s’améliorer, les taux bas devraient rester un défi, en particulier pour les assureurs vie. En dommages, la pression continue à la baisse sur les tarifs devrait se relâcher sans pour autant observer de remontée spectaculaire sur la plupart des marchés, estime l’agence, et ce en dépit du coût record des catastrophes naturelles essuyé en 2017 : 130 à 150 Mds$ pour le marché mondial. Les ratios combinés (qui mesurent la rentabilité technique) devraient se situer dans une fourchette comprise entre 95 et 100%.

Les assureurs vie européens malmenés

Les conditions de marché seront, particulièrement, difficiles pour les réassureurs mondiaux, les assureurs brésiliens et les assureurs vie européens, relève l’agence. En Europe Occidentale, l’environnement de taux bas devraient ainsi rester « la préoccupation numéro une » en 2018 pour les assureurs vie, pesant sur leur profitabilité. Les assureurs de dommages aux biens et responsabilité (P&C) devraient maintenir leur discipline de souscription, estime S&P. Le ratio combiné des assureurs dommages européen devrait avoisiner 95% en moyenne. En France, « la compétition intense » devrait toutefois rendre la tâche difficile aux assureurs dommages pour agir sur leurs prix, relève l’agence.

Une réduction des coûts difficile

Dans ce contexte général de marché, l’heure sera à la réduction des coûts, estime S&P, mais ce ne sera pas chose aisée.  « Les assureurs chercheront à compenser les pressions sur les bénéfices résultant dela concurrence et des faibles taux d'intérêt en réduisant les dépenses. Cependant, les équipes de gestion chercheront à trouver le bon équilibre, les économies aujourd'hui ne devant pas se faire au détriment de l'investissement demain. Par exemple, une technologie de back office plus efficace peut aider à réduire les coûts et à améliorer les dépenses. Cependant, ces technologies nécessitent des investissements qui peuvent peser sur des marges déjà serrées à court-terme. A cela s'ajoute le fardeau croissant de la mise en place de systèmes et de contrôles pour se conformer à l'évolution des changements réglementaires et comptables, ainsi que la pression supplémentaire pour compenser le personnel. Compte tenu de ces diverses pressions, les directeurs financiers auront à faire face à un vrai défi pour contenir leurs dépenses en 2018 », écrit l’agence.

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