Les femmes et les seniors d'abord !

Selon le Rapport 2017 de l’observatoire sur les métiers des salariés de l’assurance, le taux de féminisation des effectifs de l’assurance reste très élevé, même s’il semble stagner. Autre caractéristique forte : la part des salariés âgés de plus de 55 ans est en pleine croissance alors que celle des moins de 30 ans est au plus bas.

Une féminisation à l’arrêt

Dans l’assurance, les femmes représentent 60,1 % des effectifs. Un taux élevé, qui a néanmoins tendance à stagner. En effet, le niveau de féminisation est le même que celui observé il y a deux ans. « Nous sommes arrivés à un taux où la féminisation, si elle doit se poursuivre, se fera désormais à un rythme beaucoup moins soutenu », indique Norbert Girard, secrétaire général de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (Oéma). Quoi qu’il en soit, l’écart entre les deux sexes persiste. Si l’on se réfère au nombre total de salariés dans la branche, les femmes occupent aujourd’hui près de 30 000 postes de plus que leurs homologues masculins dans les sociétés d’assurances.

Des cadres toujours plus nombreuses

+0,7 point pour la classe 5 ; +1,1 point pour les classes 6 et 7 ; +1,7 point pour les cadres de direction. C’est un fait : la part des femmes dans chacune des classes cadres de l’assurance ne cesse de croître. Autrement dit, elles bénéficient de la même espérance de promotion que les hommes. « Cette progression est constante et régulière. Ce n’est pas un simple effet mécanique, ni un renouvellement générationnel, mais bien le fruit des politiques volontaristes mises en place par les entreprises depuis plusieurs années », observe Norbert Girard. Tous profils confondus, les femmes représentent dorénavant 49,5 % des cadres de la profession. À ce rythme-là, si l’on se réfère uniquement à ce segment, la parité devrait bientôt être bientôt respectée.

Un passage compliqué de non-cadre à cadre

Hommes et femmes ne sont pas traités à la même enseigne lors de leur accès au statut cadre. Les femmes occupent 74,6 % des postes de la classe 4 (dernière classification non-cadre avant le statut cadre) dans l’assurance. Mais elles ne représentent que 63,9 % des collaborateurs promus en classe 5. Le rapport des deux valeurs (63,9/74,6 = 0,86) inférieur à 1, prouve que le passage de non-cadre à cadre ne s’effectue pas à parité. « Sur ce sujet, les sociétés d’assurance ont, semble-t-il, baissé la garde. Le plafond de verre qui permet d’évoluer de non-cadre à cadre s’est ébréché, mais n’a pas encore complètement cédé », remarque Norbert Girard de l’Oméa, sans pour autant pouvoir donner d’explication rationnelle à cette inégalité de traitement.

Le plafond de verre qui permet d’évoluer de non-cadre à cadre s’est ébréché, mais n’a pas encore complètement cédé.

Norbert Girard, secrétaire général de l’Observatoire de l’évolution des métiers de l’assurance (Oéma)

moins de juniors, Plus de seniors

Il n’y a pas qu’entre les deux sexes que l’équilibre n’est pas respecté. Dans l’assurance, les moins de 30 ans et les plus de 55 ans suivent deux courbes diamétralement opposées. Avec 20 529 salariés inscrits dans le secteur, le nombre de « juniors » atteint le niveau le plus bas observé au cours des dix dernières années. « Dans un contexte de crise économique, nous assistons à un phénomène sociétal de fuite en avant. À savoir que les jeunes qui seraient susceptibles de rentrer sur le marché du travail préfèrent prolonger leurs études et repousser leur entrée dans la vie active », constate Norbert Girard. Par rapport à 2015, la part des moins de 30 ans dans les recrutements en CDI a ainsi baissé de 1,9 point. Sans qu’il y ait un rapport avéré de cause à effet, le poids des seniors dans l’effectif total des sociétés d’assurances poursuit sa hausse. La part des 55 ans et plus n’a rarement été aussi élevée. Au cours des dix dernières années, elle a augmenté de 4,7 points pour atteindre les 17,6 %. « Tous les anciens dispositifs proposés par l’État pour inciter les départs anticipés ont été supprimés », souligne le secrétaire général de l’Oéma. De fait, l’âge moyen de cessation d’activité des cadres de l’assurance s’établit désormais à 60 ans et 10 mois. En 2006, les salariés partaient à la retraite en moyenne à 58 ans et 6 mois.

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