[DOSSIER] Back-office 3/4

Les robo-advisors divisent les acteurs du marché

Les robo-advisors divisent les acteurs du marché

La machine peut-elle remplacer l’homme ? La question fait débat chez les spécialistes de l’épargne qui étudient toutefois leur pertinence.

Certains CGPI sont plutôt enthousiastes, comme Sonia Elmlinger, gérante du cabinet EPC Paris et coprésidente de la chambre nationale des CGP : « Pour moi, les roboadvisors sont complémentaires à notre activité. Nous devons, de plus en plus, être dans le conseil et le développement commercial. S’il est possible d’avoir des arbitrages automatisés, je suis pour ! ». À l’opposé, d’autres sont catégoriquement contre : « Je n’utiliserai pas les roboadvisors, car ce serait de la tromperie. Un client, même s’il est petit, ne vient pas me voir pour que ce soit une machine qui s’occupe de lui », affirme Catherine Peniguel, gérante du cabinet Élisabeth Conseil et Patrimoine. Beaucoup de CGPI sont dans l’expectative... Côté assureurs, l’intérêt est manifeste. « Le modèle des CGPI coûte cher et est peu adapté aux « petits clients ». Les robo-advisors peuvent aider à faire de la gestion pilotée pour ces derniers, à industrialiser leurs process. Il y a des segments de clients à prendre, mais il faut industrialiser le suivi », explique Vincent Vercoustre, mandataire général de Skandia. Dans les groupes de travail qu’il a organisé avec des CGPI et des créateurs de robo-advisors, certains conseillers se sont dits très intéressés dans la capacité des robots à faire le suivi client, le reporting, mais pas par la construction de l’allocation d’actifs.

Sécuriser le conseil des CGP

Pour Christophe Saglio, directeur des solutions d’épargne au sein de l’univers clients patrimoniaux chez Generali, « les robo-advisors pourraient aider à montrer aux clients que l’on peut faire des allocations avec des risques assez faibles. Ils peuvent sécuriser le conseil des CGP qui ont une appétence limitée pour l’assurance vie ». Cependant les acteurs proposant une offre de robo-advisors ne sont pas légion... « À ce stade nous n’avons pas le projet opérationnel de mettre à disposition des CGPI des prestations de robo-advisors mais nous étudions le sujet attentivement. Nous regardons quelle est leur valeur ajoutée, sachant qu’aujourd’hui très peu sont disponibles en BtoB. Nous n’avons pas encore mesuré leur pertinence en gestion », conclut Olivier Samain, directeur d’Axa Thema.

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