[DOSSIER] Systèmes d'information (14 septembre 2012) 2/3

Logiciels ou progiciels : du pragmatisme avant tout

Pas de dogmatisme, mais du pragmatisme ! C'est ainsi que l'on pourrait résumer les propos qui ont été échangés par les responsables informatiques de 5 assureurs (voir les vidéos), lors de la table ronde organisé par L’Argus de l’Assurance sur le thème : "Progiciels ou logiciels maison, quels critères de choix, quels impacts ?"

Si leurs systèmes d'information sont encore en grande majorité basés sur des développements internes, ils observent, avec intérêt, toutes les initiatives de leurs confrères qui tentent le progiciel. En attendant de lire le compte-rendu de la table ronde dans le numéro du 14 septembre de L'Argus de l'Assurance, voici les interviews vidéo des intervenants.

Le choix d'un progiciel pour la gestion de la santé

Maaf Assurances a fait le choix de faire évoluer son ancienne chaîne de gestion santé, développée par les équipes internes, contre un progiciel. François Vigneron, directeur des systèmes d'information (DSI) de la mutuelle d'assurancee nous expose les raisons de ce choix.

Un risque de dépendance vis a vis de l'éditeur

Les assureurs font tourner certaines de leurs applications plusieurs dizaines d'années. Faire le choix du progiciel peut créer une dépendance vis a vis de l'éditeur. Outre le fait qu'il sera contraint par le rythme de l'éditeur, pour les mises à jour, l'assureur doit aussi se poser la question la pérennité de l'outil et de son éditeur. David Horvat, DSI de Allianz France, nous explique les risques encourus.

D'autres solutions : le rachat de sources ou la location

On peut développer ses propres applications en interne, acheter des progiciels mais d'autres alternatives existes. Il est possible de commencer avec un progiciel et ensuite de racheter les sources pour le faire évoluer librement et donc revenir sur du propriétaire. Depuis quelques années, apparaissent aussi de nouveaux modèles comme la location d'applications, la facturation à l'usage (mode Saas).

Hervé Lambert, directeur des Etudes Supports et Référentiels à la DSI de Generali France nous donne son point de vue sur ces deux possibilités.

Mixer systèmes propriétaires et progiciels

Un groupement d'intérêt économique (GIE) informatique, de par son rôle de mutualisation des solutions entre ses membres, est un peu comme un éditeur. Cepedant, Pascale Banckaert, directrice adjoint des études du GIE Chorégie, né de la mise en commun de moyens SI du groupe MGEN, de La Mutuelle des étudiants (LMDE) et de la plate-forme de services MFP Services, recourt aussi bien aux progiciels qu'aux développements spécifiques.

L'importance de la gouvernance

De plus en plus souvent, les assureurs utilisent des briques progicielles qu'ils assemblent entre elles pour créer leurs propres solutions. S'ils bénéficient ainsi de plus de flexibilité, cela exige la mise en place d'une gouvernance renforcée. Hervé Le Hen, directeur conseils et services IARD chez Axa France Services, société de conseil interne à l'assureur, nous explique pourquoi.

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Commentaires

Logiciels ou progiciels : du pragmatisme avant tout

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13/09/2012 08h:24

En termes de solutions applicatives, il n'y a bien sûr pas de solution complète. Néanmoins, il est préférable de juger le niveau de risque tout autant que celui des fonctionnalités offertes et de l'architecture.Ainsi :- La problématique de l'éditeur est la suivante : plus il a de clients, plus les délais sont longs pour obtenir des évolutions spécifiques; s'il a peu de clients, c'est qu'il est nouveau sur le marché ou que les fonctionnalités offertes sont moins étendues que chez ses concurrents; dans les deux cas il y a un risque, sans oublier bien sûr celui de la qualité et de la pérénnité du socle technique,- Les solutions internes sont coûteuses pour au moins deux raisons : l'héritage, qui fait ressembler le schéma directeur à un plat de spaghettis, et le règlementaire qui nécessite un investissement régulier là où l'éditeur peut mutualiser en raison de la règlementation importante et/ou changeante telle qu'en assurances de personnes, sans oublier bien sûr la vétusté de certains logiciels de base mis en oeuvre (DL1,NS-DK, ...),- Le rachat de sources est certes tentant, mais à part chez éditeur qui y est contraint, aucun ne les vend, ce qui sous-tend la santé financière de celui-ci, donc le peu de licences vendues, et par conséquent, une solution qui ne convient probablement pas aux clients potentiels,- Le Saas n'est pas nouveau, même si le terme l'est, et il faut bien comprendre qu'il y a derrière ce concept un éditeur. Exemple : Salesforces.com.De mon point de vue, il y a donc un questionnement multiple :- Quelle pérénnité des solutions internes utilisées à ce jour ?- Quelle pérénnité de l'éditeur de logiciels ?Et ces question doivent figurer bien en haut d'un RFI/RFP...

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