Humanis et Malakoff Médéric : le rapprochement est sur les rails

Humanis et Malakoff Médéric : le rapprochement est sur les rails
Le rapprochement entre Humanis et Malakoff Médéric représenterait un chiffre d'affaires d'environ 5,5 Md€ en assurance de personnes

Syndicats et employeurs, qui gèrent les groupes de protection sociale Humanis et Malakoff Médéric, ont lancé les travaux en vue de leur rapprochement. Avec un mot d’ordre pour les partenaires sociaux : efficacité et pragmatisme

Les associations sommitales des groupes Humanis et Malakoff Médéric se sont bien réunies, hier, mercredi 21 mars, comme annoncé par l’Argus de l’assurance, afin d’adopter une délibération commune. Ce texte, qui vient de faire l’objet d’une communication publique, prévoit le lancement d’une étude d’opportunité sur les modalités de rapprochement des deux groupes. Et c’est au terme de cette étude d’environ trois mois que les assemblées générales  devraient, en juin prochain, valider le projet et en arrêter les différentes étapes. « Un calendrier suffisamment volontariste sans être précipité », selon un proche du dossier.

Organisations syndicales et patronat entendent tirer les leçons des précédentes fusions, menées ou pas jusqu’à leur terme. Pas question de perdre des mois dans des travaux d’approche et pas question non plus de se lancer tête baissée dans un grand meccano de fusions des structures. La priorité est bien d’identifier des terrains de mutualisation et des synergies. Pour exemple, si la retraite complémentaire figure en tête des préoccupations, il n’est pas question de fusionner au 1er janvier 2019 les caisses des deux groupes au sein d’une seule institution de retraite complémentaire.

Synergies en retraite et assurance de personnes

La priorité est bien tenir les objectifs de réduction des coûts de gestion qui seront  demandés par les fédérations de la retraite complémentaires dans les années à venir – 300 M€ pour l’ensemble des groupes – sans dégrader la qualité de services aux assurés et aux entreprises. Ce qui pourrait passer par la création d’une plateforme de gestion commune en retraite complémentaire ou encore  la digitalisation des process.
Même démarche bien évidemment sur le volet assurance de personnes. L’idée est de s’appuyer sur toutes les synergies qui peuvent être développées par les deux groupes. En matière commercial dans un univers post-ANI et post clause de désignation où la concurrence n’a jamais été aussi féroce sur le terrain de la santé-prévoyance en général et de la protection sociale des entreprises en particulier. Mais également en matière prudentiel. L’étude d’opportunité comprend un audit sur les fonds propres alors que des informations très alarmistes circulent concernant un défaut de provisionnement important chez Humanis pour 2017, après que celui-ci ait déjà annoncé  un ajustement de 120 M€ pour 2016.

Unanimité du Medef

« Aucun des chiffres qui circulent ne peuvent être confirmés pour le moment», assure un bon connaisseur du monde paritaire. Mais du côté des partenaires sociaux, on refuse tout catastrophisme, en expliquant que la question est identifiée et maîtrisée.  La solution serait notamment que Malakoff Médéric réassure pour partie Humanis afin de maintenir une bonne solvabilité pour ce dernier. Mais sans que cela ne mette à mal le groupe dirigé par Thomas Saunier. La marge de solvabilité des deux groupes resterait très confortable.
Pas question de donner le sentiment d’un sauvetage d’Humanis par Malakoff Médéric et que le second absorbe le premier. « Ce serait le meilleur moyen d’échouer. Il y a des synergies positives. Les deux groupes ont beaucoup à s’apporter mutuellement », insiste un proche du dossier. Et clef de voute de toute rapprochement paritaire, les deux délégations Medef – celle d’Humanis proche de l’UIMM et celle de Malakoff Médéric des services et de la banque - seraient bien sur la même longueur d’ondes, alors même que la délégation employeurs avait joué un rôle majeur dans l’arrêt du rapprochement entre Malakoff Médéric et La Mutuelle générale.

Des directions générales très complémentaires

Concernant justement la gouvernance, le pragmatisme est également de rigueur. Les partenaires sociaux travaillent depuis deux mois au sein d’une structure informelle qui s’est révélée pour le moins efficace. Pas certain qu’une fusion des structures sommitales soit à l’ordre du jour. Dans ces précédents rapprochements, Humanis s’était justement empressé de fusionner les instances politiques sans travailler en parallèle à l’intégration de l’opérationnel, ce qui peut expliquer aussi ses difficultés actuelles. Et par ailleurs, la complémentarité des directions générales s’avère très favorable : Thomas Saunier, homme de l’assurance en provenance de Generali, s’est imposé à la tête de Malakoff Médéric, alors qu’Olivier Ménard, spécialiste de la retraite complémentaire, a assuré la transition après le départ de Jean-Pierre Ménanteau de la direction générale d’Humanis. Personne ne veut évoquer le sujet, mais de là à imaginer que le premier prenne la direction de l’ensemble alors que le second, âgé de 63 ans, soit à ses côtés en ayant tout particulièrement en charge le dossier sensible Agirc-Arrco

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