Malakoff-Médéric : le devenir incertain de Guillaume Sarkozy

Malakoff-Médéric : le devenir incertain de Guillaume Sarkozy
Guillaume Sarkozy, délégué général de Malakoff-Médéric, est toujours en fonction.

S'il est certain qu’il ne jouera pas de rôle prépondérant dans le futur ensemble constitué avec La mutuelle générale, Guillaume Sarkozy est bien, à ce jour,  toujours le délégué général du groupe Malakoff-Médéric. Sa situation au regard du groupe de protection sociale n’est a priori pas encore tranchée.

Le bureau de l’association sommitale du groupe Malakoff-Médéric s’est réuni ce matin. Si la réunion était prévue de longue date, elle a bien évidemment évoqué le cas du délégué général, Guillaume Sarkozy. Mais, selon nos sources, aucune procédure n’aurait été engagée à l’encontre du dirigeant du groupe de protection sociale. Et l’information selon laquelle celui-ci aurait été « débarqué » est même contestée par certains proches du dossier.

Un danger pour le rapprochement avec la mutuelle générale

Une certitude : le délégué général n’a plus la confiance des partenaires sociaux qui gèrent le second groupe de protection sociale français. Pour résumer, les représentants des employeurs et des syndicats de salariés considèrent que par son attitude, Guillaume Sarkozy met en danger le rapprochement engagé avec La mutuelle générale, à savoir la création d’une Sgam, projet validé par les instances de la mutuelle et du groupe paritaire. Autrement dit, il n’est plus question que Guillaume Sarkozy devienne directeur unique du groupe.

Un management inadapté

Si le dossier, évoqué, de l'informatique a pu jouer le rôle de déclencheur, la crise couvait visiblement depuis plusieurs semaines. En cause, les méthodes de management de Guillaume Sarkozy. Il est vrai que toute la place soulignait depuis plusieurs mois l’important turn-over au sein du comité exécutif du groupe. Et le délégué général a perdu son plus fidèle soutien en la personne de Bernard Lemée. Président de l’association sommitale de Malakoff –Médéric, chef de file du collège employeurs, l’ancien DRH de BNP Paribas avait notamment « sauvé » la tête du délégué général après que la création d’une société commune avec CNP assurances pour développer l’activité retraite supplémentaire soit retoquée par l’autorité de contrôle de l’époque. Un projet repris avec succès cette année par son éternel rival, André Renaudin, directeur général d’AG2R La Mondiale.

Un autre poste dans le groupe

A défaut de la direction unique du futur groupe, les partenaires sociaux auraient ainsi proposé à Guillaume Sarkozy d’occuper d’autres fonctions, en lien notamment avec les activités sociales et les fondations de Malakoff-Médéric. La balle est dans son camp, explique en substance un très proche du dossier. Non sans souligner que le délégué général devra somme toute tirer les conséquences de son incapacité à respecter les termes du mandat qui lui avait été confié.

Un statut complexe

Mais si les choses ne vont pas dans ce sens, une procédure n’est pas à exclure. L’affaire serait un peu plus complexe car Guillaume Sarkozy est à la fois dirigeant salarié dans le cadre des caisses de retraite Agirc-Arrco et mandataire social pour la direction des activités concurrentielles. Agé de 64 ans, le délégué général de Malakoff-Médéric percevrait une rémunération annuelle d’environ 700 000 €, selon un bon expert du paritarisme. Il est par ailleurs administrateur du groupe Scor.

Une solution rapide

La réunion de l’association sommitale du 8 décembre devrait être finalement reportée. Mais les partenaires sociaux n’entendent visiblement pas laisser trainer les choses en longueur. Tout le bruit suscité par cette affaire n’est pas forcément bon pour l’image du groupe et il faut désormais trouver un nouveau directeur général pour le groupe et la future Sgam. Si cette dernière doit normalement être présidée par Patrick Sagon, l’actuel président de La mutuelle générale, son conseil d’administration n’en sera pas moins composé de deux-tiers de « paritaires » pour un tiers de mutualistes. Une répartition qui relativise pour le moins toutes les analyses qui voient dans cette affaire Guillaume Sarkozy une victoire de La mutuelle générale sur Malakoff-Médéric.

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