Marf cherche d'urgence repreneurs

Le protocole d'accord conclu mardi 10 octobre mariant la Marf à la Ciam était conditionné à l'accord du personnel. Les salariés ont rejeté l'offre du groupe Monceau, qui se retire. La balle est dans le camp de l'Acam.

On croyait scellé le destin de la Mutuelle de l'Allier et des régions françaises (Marf). Il n'en est rien. Mardi 10 octobre, le conseil d'administration votait la fusion avec la Ciam, entité du groupe Monceau, et nommait Gilles Dupin, directeur général de la mutuelle, à la tête de la Marf. Trois jours plus tard, cette dernière se retrouvait sans directeur général et sans projet de fusion (lire « l'Argus » du 13 octobre, p. 13).

La consultation du personnel souhaitée par Gilles Dupin pour adouber son projet de mariage a tourné au vinaigre. Condition suspensive au projet de rapprochement, le résultat du vote est en effet sans appel : sur les 124 inscrits, seuls 58 salariés ont souhaité s'exprimer et 36 ont répondu favorablement.

On est bien loin des 63 voix favorables que Gilles Dupin voulait recueillir pour s'engager dans la voie du rapprochement. Dans la foulée du vote, il a remis sa démission et condamné, par communiqué de presse, « le comité d'entreprise (qui) a cherché à s'opposer à l'organisation du scrutin ».

La mutuelle orpheline

Avec le recul, il se déclare « amer », mais presque soulagé de ne pas s'être engagé dans un rapprochement avec des salariés prêts au « suicide collectif ».

Côté Marf, de nombreux salariés se déclarent satisfaits de voir sortir le groupe Monceau, qu'ils estiment responsable de leurs difficultés économiques actuelles. D'autant qu'ils étaient peu convaincus par ce mariage avec la Ciam, une coquille presque vide. D'autres encore pensent que le groupe de Vendôme n'abandonnera pas l'actif enviable de la Mutuelle de l'Allier, pas plus qu'il ne renoncera aux sommes prêtées (12,5 ME). En attendant, la mutuelle se retrouve seule avec une marge de solvabilité insuffisante, un sureffectif d'au moins soixante personnes selon plusieurs sources concordantes, sans directeur général, sans produits innovants et sans informatique valable. À moins d'un adossement salvateur, le retrait d'agrément semble de plus en plus probable.

Les salariés très exposés

Plusieurs assureurs, en particulier les mutuelles de la Roam, pourraient venir à la rescousse de la Marf, selon des sources de marché. Reste à savoir s'ils se déclareront avant ou après le transfert d'office du portefeuille. Dans cette dernière hypothèse, un appel d'offres serait réalisé avec un inconvénient majeur : dans ce cas, la sauvegarde des sociétaires compte toujours plus que celle des salariés. La balle est dans le camp de l'Autorité de contrôle.

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Marf cherche d'urgence repreneurs

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié