[DOSSIER] Rendez-vous de septembre 2016 : la réassurance en [...] 3/9

Munich Re veut miser sur la cyber (ré)assurance (RVS 2016)

Munich Re veut miser sur la cyber (ré)assurance (RVS 2016)
A fin 2015, le réassureur munichois a dégagé près de 191 M€ de primes sur son portefeuille cyber, un chiffre, certes modeste rapporté à l'activité globale, mais en progression de 51,6% depuis 2013. © DR

Dans un contexte tarifaire et concurrentiel difficile en réassurance dommages, le numéro un mondial du secteur affiche des ambitions de développement sur le cyber-risque. Un marché en pleine expansion sur lequel Munich Re entend opérer en réassureur comme en assureur direct.

Outre les assureurs, l’engouement entourant le cyber-risk saisit aussi les réassureurs mondiaux qui affichent clairement leurs ambitions à l’instar de Munich Re. Confronté à des vents contraires sur son cœur de métier - la réassurance traditionnelle, laquelle pèse 24 Md€ de primes en 2015 – le numéro un mondial croit en la capacité d’innovation en termes de produits et garanties mais surtout aux sources croissantes de revenus de ce risque.

Un marché en pleine expansion

Encore émergente, la cyber assurance a représenté un marché de l’ordre de 3 Md$ en 2015, selon les estimations de Marsh & McLennan.

Il devrait plus que doubler à horizon 2020, pour atteindre entre 8 et 10 Md$ de primes dont plus de 50% aux Etats-Unis. Il faut dire que le cyber-risk est encouragé par des éléments « porteurs » à l’image de la digitalisation croissante des organisations, l’essor de l’interconnexion issue de l’Internet des objets (IoT), la croissance de modèles économiques dématérialisés associée à une régulation de plus en plus stricte.

Croissance des primes de 51% en deux ans

Munich Re a très tôt investi ce segment à la fois en tant que réassureur et assureur direct. A fin 2015, le réassureur munichois a dégagé près de 191 M€ de primes sur son portefeuille cyber, un chiffre, certes modeste rapporté à l'activité globale, mais en progression de 51,6% depuis 2013.

Il opère notamment au moyen de trois business units : le département réassurance via des partenariats signés avec quelques cédantes (partage de connaissances, méthodologies et data), l’assurance primaire via Hartford Steam Boiler (HSB), sa filiale basée aux Etats-Unis et enfin, avec Corporate Insurance Partner (CIP), son entité dédiée aux grands risques d’entreprises.

Des territoires de couverture encore à défricher

Le réassureur mondial ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Nous sommes en train d’élargir de façon systématique notre expertise dans l'évaluation des différents types de risques cyber », souligne Thomas Blunck, membre du conseil d’administration en charge des risques financiers et spéciaux. Sans toutefois confondre vitesse et précipitation. « Sur l'exposition cyber, nous devons être prudents et apprendre avant d’augmenter notre exposition », ajoute-t-il.

S’agissant des cyber-risks, qui recouvrent une diversité de scénarios et de dommages, le réassureur a identifié les couvertures à défricher pour accroitre l’offre de couverture :

  • Les garanties que l’on rencontre déjà sur le marché : perte ou vol de données, violation de la confidentialité, extorsion, dommages liés à la propriété, interruption d’activité
  • Les garanties nouvelles à explorer : dommages matériels ou corporels provoqués par une défaillance du logiciel dans un produit, réputation et perte de propriété intellectuelle.

    Pour améliorer sa connaissance du risk-cyber, Munich Re s’est doté, début septembre, d’une nouvelle « data platform », ceci afin d’augmenter la résilience de ses clients face aux risques économiques, politiques et cyber.

Quid de la cyber-réassurance ?

Jusqu’à présent en réassurance, la cession du risque cyber, quand elle a lieu, se fait pour l’essentiel par extension des traités de RC professionnelle ou via quelques quotes-parts (réassurance proportionnelle) pour accompagner le développement de cédantes sur ce segment.

Mais en l’absence de tailles de portefeuilles suffisantes, de modélisations crédibles et de scénarios de cumuls de risques, la réassurance du cyber reste à écrire.

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