Mutuelle des Etudiants : la survie de la LMDE n’est toujours pas assurée

Mutuelle des Etudiants : la survie de la LMDE n’est toujours pas assurée

Contrairement aux attentes initiales, la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN) n’a pas donné, à fin novembre, les garanties nécessaires pour assurer l’avenir de La Mutuelle des étudiants (LMDE) à fin novembre. Le sort de la LMDE devrait se jouer la semaine prochaine, avec ou sans la MGEN.

«Il y a urgence» : Anne-Marie Cozien, administratrice provisoire de la LMDE, a indiqué, lors d’une conférence de presse, ce jeudi, au siège de la mutuelle, qu’elle attendait toujours une réponse de la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN) quant à la mise en place et aux modalités d’un partenariat renforcé pour la gestion du régime du régime complémentaire des étudiants. Ce partenariat est la nouvelle solution qui a été envisagée en octobre, après que la MGEN a dénoncé la convention d’adossement initialement envisagée pour sauver La Mutuelle des étudiants.

Un partenaire potentiel sous tension

Pourquoi la MGEN repousse-t-elle les échéances et tarde-t-elle à prendre une position claire dans ce dossier ? Anne-Marie Cozien ne répond pas à cette question. Mais, entre les évolutions de sa gouvernance, la construction du groupe Istya et le dossier de l’UMR, toujours est-il est que la MGEN est mise sous tensions de toutes parts.

La situation devrait cependant se clarifier en début de semaine prochaine, à l’issue d’une réunion décisive entre l’administratrice provisoire et la MGEN. Plusieurs scénarios sont possibles : un nouveau partenariat renforcé, dont les contours restent à préciser, se met rapidement en place… ou pas. La LMDE pourrait alors se tourner vers d’autres partenaires. Tout en déclarant que sa préférence «va toujours à la MGEN», Anne-Marie Cozien ne cache avoir été contactée par plusieurs acteurs du marché, mutualistes comme assureurs ou banquiers. Pour ces prétendants, une occasion unique de capter une clientèle jeunes se profile. Une autre hypothèse pourrait être une solution englobant plusieurs partenaires, la MGEN et une ou d’autres mutuelles.

Effacer l’ardoise pour survivre

Dans tous les cas de figure, l'administratrice provisoire de la LMDE pose un préalable : «Nettoyer les fonds propres négatifs.» «Il faut que les partenaires fondateurs [MGEN, Matmut et FNMF, NDLR] abandonnent leurs créances», dit-elle en allusion à la charge d’intérêts qui plombent toujours la mutuelle étudiante. Pour devenir viable, cette dernière devra aussi sortir de la substitution qui la lie à la MGEN depuis sa création, affirme encore Anne-Marie Cozien.

Une fois le ou les partenaires définis, Mme Cozien, dont le mandat court jusqu’à fin juin, donne déjà quelques pistes pour le développement de la mutuelle : simplification de l’offre, développement à l’international, surcomplémentaires (pour les étudiants qui restent sur la complémentaire santé de leurs parents), etc.

L’avenir de la Sécu des étudiants en jeu

Même si la mission de l’administratrice provisoire porte officiellement sur le régime complémentaire, elle prend aussi en charge les questions liées au régime de sécu obligatoire des étudiants, les deux étant de facto étroitement imbriqués. Depuis la dénonciation du projet d’adossement à la MGEN, la LMDE se tourne désormais vers la Caisse nationale d’assurance maladie (CnamTS), à laquelle elle prévoit de déléguer la gestion du back-office du régime obligatoire. C’est ce que font déjà certaines mutuelles de la fonction publique, comme la Mutuelle générale de la Police (MGP), ou Intériale, qui restent le guichet pour la sécu des fonctionnaires, et touchant à ce titre des remises de gestion.

Ces dernières constituent un enjeu crucial. Jusqu’à l’an dernier, la LMDE touchait au titre de la gestion du régime obligatoire 52 € par étudiant et par an. Ce montant était programmé pour baisser à 46 € en 2017, dans l’hypothèse où la LMDE conservait entièrement la gestion du régime obligatoire. Mais, toujours dans cette hypothèse, la CnamTS estime, selon son propre référentiel, qu’elle ne devrait verser que 36 €. Un montant que la LMDE conteste.

Plus de 500 emplois menacés

Par ailleurs, si le projet d’infogérance avec la CnamTS se concrétise, les remises de gestion seront recalculées au prorata des tâches effectuées par la LMDE. A titre de comparaison, les mutuelles de la fonction publique comme MGP ont obtenu 25% du montant des remises de gestion. «Notre ambition est d’obtenir 40%», indique Mme Cozien, qui justifie ce taux par une volonté de développer des missions de prévention ou de gestion du risque. L’administratrice provisoire est donc actuellement dans une difficile négociation avec la CnamTS, qui porte tant sur les taux que sur les montants. Une négociation que le changement de directeur général dans cette institution, Nicolas Revel venant de remplacer Frédéric van Roekeghem, ne simplifie pas. Elle comporte aussi un volet social de grande ampleur, puisqu’elle implique le transfert de quelques 400 salariés.

Il y a donc urgence sur tous les plans pour la LMDE. Même si ses engagements assurantiels sont garantis par la CnamTS pour le régime obligatoire et par la MGEN pour le régime complémentaire, sa trésorerie est si basse qu’elle risque la liquidation judiciaire faute de nouveaux partenariats solides. Plus de 500 emplois seraient alors menacés. Le réseau Emevia dans les régions, et la Smerep en Ile-de-France, se retrouveraient alors en position de monopole.

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