La Mutuelle générale poursuit sa cure de rajeunissement

La mutation de l'ex-mutuelle des PTT vers le marché interprofessionnel amorce le renouvellement du portefeuille d'adhérents, mais la politique de partenariats ne produira ses effets qu'à partir de cette année.

La transition de la troisième mutuelle santé française du monde de la fonction publique vers le marché interprofessionnel n'est pas encore complètement aboutie. Avec une croissance de 2,7% en 2011, la Mutuelle générale tutoie désormais le milliard d'euros de chiffres d'affaires. Mais cette progression reste inférieure à la hausse moyenne des cotisations et montre que l'effet, réel, de la politique de partenariats et de diversification entamée en 2008 ne compense pas encore l'érosion naturelle (principalement liée aux décès) du portefeuille historique des fonctionnaires de l'ex-administration des PTT.

Le chiffre d'affaires de monchoix.santé, l'offre de complémentaire santé destinée aux particuliers, a progressé de 17,3%, avec 38 000 nouveaux contrats en 2011. Dans un marché saturé et hyperconcurrentiel, la Mutuelle générale semble en passe de réussir son pari d'imposer une nouvelle marque, notamment grâce des campagnes de communication remarquées. Depuis mi-novembre, son offre a été complétée par un produit de prévoyance grand public, monchoix.tranquillité.

Il est difficile de se rapprocher avec des groupes de protection sociale, car l’emprise du paritarisme est forte.

Patrick Sagon, président de la Mutuelle générale

Une année difficile en collective

En collective, la croissance a été « relativement modeste » avec 15 600 nouveaux adhérents. Patrick Sagon évoque « une année difficile, marquée par du dumping sur les prix ». Le président de la Mutuelle générale préfère mettre l'accent sur le déploiement du contrat collectif santé obligatoire des fonctionnaires de la Poste (un des plus importants de France, avec 180 000 adhérents), en gestion courante au 1er janvier 2012. Autre grand projet en 2011, le lancement, début décembre, sur deux départements de la Banque postale assurance santé, coentreprise détenue à 65% par la banque et 35% par la mutuelle, a été qualifié d'« encourageant », avec plus de 100 contrats quotidiens dès les premiers jours.

Enfin, le rapprochement avec Mornay et D&O entre dans une phase pilote, après des retards liés aux aléas du mariage entre les deux groupes de protection sociale. « Depuis huit semaines, nous distribuons dans quelques départements un produit santé à destination des ressortissants, principalement retraités, de Mornay et D&O », indique Patrick Sagon. Une alliance plus structurante doit prendre forme d'ici à la fin de l'année, mais sa forme reste à l'étude. « La difficulté de se rapprocher avec des groupes de protection sociale tient au fait que l'emprise du paritarisme est assez forte. Il faut trouver des mécanismes qui préservent les intérêts des différentes parties », explique Patrick Sagon. Ce dernier ne se prononce pas sur la possible création d'une société de groupe d'assurances (SGA), hypothèse déjà évoquée en 2010.

MOINS D'ADHÉRENTS

  • 956 790 adhérents (- 3,93%)
  • Chiffre d'affaires 998,7 M€ (+ 2,7%)
  • Résultat net 53,4 M€ (+ 118%)
  • Provisions techniques brutes 1 371 M€ (+ 1,8%)
  • Marge de solvabilité 355% (+ 37 points)

Source : Mutuelle générale, chiffres hors taxes 2011

Emploi

KAPIA RGI

Chef de Projet Assurance-Vie H/F

Postuler

KAPIA RGI

Ingénieur Développement PHP5/ZEND (H/F)

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

La Mutuelle générale poursuit sa cure de rajeunissement

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié