Comment Macifilia doit redevenir rentable

Le groupe Macif finalise le plan de restructuration de sa filiale lourdement déficitaire.

D'abord, se séparer des activités techniquement non rentables, c'est-à-dire les groupes ouverts auto de certains apporteurs d'affaires et les risques industriels, en les mettant en run-off. Ensuite, gérer « sainement » et opérer des hausses tarifaires significatives sur les activités Macifilia que le groupe entend conserver (transport pour propre compte, loyers impayés, panne mécanique...). Enfin, transférer la majorité des risques portés par Macifilia au sein du groupe.

Voilà le plan de restructuration que la Macif entend appliquer à sa filiale Macifilia, dans le rouge depuis plusieurs années. « Ces orientations seront soumises aux conseils d'administration de fin d'année pour s'appliquer en 2012 » indique Jean-Marc Raby, directeur général délégué du groupe Macif. Depuis le constat, en fin d'année 2010, d'une dérive de la sinistralité du portefeuille roulant de certains apporteurs d'affaires, « nous résilions les accords de distribution noués avec eux », ajoute-t-il.

Des pertes en hausse

En attendant, les pertes s'accentuent. « C'est cette année que l'exposition de Macifilia sera maximale. Au total, l'exercice sera plus déficitaire qu'en 2010 », note Jean-Marc Raby. D'autant plus dommageable que les pertes ne datent pas d'hier : 15 M€ en 2007, 18 M€ en 2008, près de 10 M€ en 2009. Avec les 58 M€ en 2010, et sans même évoquer la réassurance du groupe Macif pour sa filiale (plus de 8 M€ en 2010), Macifilia finit par coûter cher. « L'impact financier est certes significatif, mais il ne met absolument pas en danger le groupe Macif », relativise Jean-Marc Raby. Toutefois, et dans un contexte où la Macif était en perte à mi-année, l'addition sera lourde. D'autant qu'une partie des savoir-faire et du portefeuille de Macifilia proviennent de l'opération de croissance externe Cornhill, payée un bon prix.

Quant aux 260 salariés, « Macif s'est engagé dès la prise de connaissance du dossier à maintenir les emplois ainsi que les trois bassins d'emplois de Macifilia », précise Jean-Marc Raby.

Pour solder définitivement le dossier et éviter des transferts de portefeuilles couteux, l'entité juridique Macifilia devrait subsister, notamment Macifilia courtage, sorte d'auto-courtier de l'assureur, qui place les risques des sociétaires que le groupe ne garantit pas.

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