Dommages : quand les mutuelles locales s’unissent pour se réassurer

Dommages : quand les mutuelles locales s’unissent pour se réassurer

L’Union Mutuelle de Réassurance est l’une des trois unions régionales de mutuelles en France. Jusqu’ici réassurée par Monceau Assurances, la Mutuelle du Renom la rejoint.

C’est une singularité du code des assurances. Les mutuelles d’assurance de biens ont la possibilité de s’unir pour réassurer les contrats souscrits par ces sociétés en s’engageant à céder l’intégralité de leurs risques à cette union, par un traité de réassurance. On recense seulement trois unions de ce type en France : le Gamest (Groupe des Assurances Mutuelles de l'Est), l’Union des Mutuelles d’Assurance Monceau (UNAM) et l’Union Mutuelle de Réassurance (UMR).

Choix de la proximité

Créée en 1944 à Neuville les Dames dans l’Ain, l’UMR vient d’intégrer une cinquième mutuelle locale : le Renom. Basée à Vonnas dans le département de l’Ain, à 7 kms seulement du siège de l’UMR, la mutuelle du Renom a fait le choix de l’ancrage local et de la proximité, après avoir été réassurée pendant 10 ans par le groupe Monceau Assurances. « Le Renom est une petite mutuelle qui pèse 250.000 euros de chiffre d’affaires. Elle ne voyait jamais aucun interlocuteur chez Monceau, qui se contentait de lui demander des états et un reporting tous les trimestres et d’inscrire les chiffres à son bilan », explique Laurent Borderie, directeur général de l’UMR.

Un statut qui "embête" le regulateur

La particularité du groupement de mutuelles ? « Nous faisons tous les travaux actuariels et informatiques, et l’UMR est, en tant que porteur de l’agrément, l’interlocuteur unique de l’ACPR (Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution) », précise Laurent Borderie. Les unions de sociétés d'assurance mutuelles ont une personnalité civile distincte de celle des sociétés adhérentes. Elles sont régies pour leur fonctionnement par les règles applicables aux sociétés d'assurance mutuelles. Une bizarrerie juridique héritée du passé (art 322 – 26-3 du code des assurances) qui « embête bien l’ACPR » à l’heure où la directive Solvabilité 2 pousse à harmoniser les statuts.

Les mutuelles du groupement, comme le Renom, assurent les particuliers pour leur habitation (MRH), les agriculteurs, les commerçants et artisans et les bâtiments communaux des petites communes. Leur sociétariat âgé d’une soixantaine d’années bénéficie d’un accompagnement privilégié en cas de sinistres et de la « modularité des contrats ». « On peut s’écarter des standards des grandes compagnies », explique Laurent Borderie. L’UMR, dont le sociétariat provient à 85% du département de l’Ain, présente ainsi l’avantage de « connaître ses sociétaires ». « Nous disposons d’un expert interne qui se déplace sur le lieu du sinistre et en 24 heures ils sont indemnisés », ajoute Laurent Borderie. Une sorte de village gaulois, dans l’Ain.

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