Filiales étrangères de Groupama : à qui le tour ?

Filiales étrangères de Groupama : à qui le tour ?

Après avoir cédé sa filiale espagnole, l'assureur mutualiste souhaiterait vendre d'autres activités à l'étranger afin d'améliorer sa solvabilité. C'est plus facile à dire qu'à faire...

La vente de Groupama Seguros se révèle une bonne affaire pour sa maison mère. L'assureur espagnol Grupo Catalana Occidente SA (GCO) et Inoc SA (actionnaire majoritaire de GCO) viennent de signer un accord ferme avec Groupama pour l'acquisition de la filiale espagnole de ce dernier. L'accord porte sur 100% du capital pour un montant de 404,5 M€, c'est-à-dire dans le haut de la fourchette évoquée jusqu'à présent. L'opération a été présentée aux organisations syndicales comme « un bon deal » lors d'un comité central d'entreprise de l'unité économique et sociale Groupama-Gan le 12 juin, et dès le lendemain en comité d'entreprise extraordinaire de Groupama SA, la structure dont dépend Groupama Seguros, au même titre que les autres filiales étrangères de l'assureur vert.

Une (seule) bouffée d'air

« La vente de Groupama Seguros va apporter près de 10 points de marge de solvabilité au groupe », souligne Ludovic Mallet, délégué syndical central CFE-CGC de Groupama-Gan. Une bouffée d'air qui arrive à point nommé pour Groupama et qui pourrait finir de convaincre l'assureur de se délester de ses activités à l'international. Reste que si l'assureur mutualiste n'a pas rencontré de difficulté à trouver preneur pour Groupama Seguros, ce ne devrait pas être aussi facile pour ses autres filiales étrangères.

Ainsi, la vente (officielle) de Groupama Insurances, la filiale britannique, ne suscite guère de vocations. La cession de l'ensemble d'un bloc (activité courtage plus dommages) refroidirait les investisseurs. « Les trois quarts de l'activité de Groupama Insurances portent sur le dommages. Or, comme en France, ce marché est mature et très concurrentiel », constate un bon connaisseur du secteur.

La succursale polonaise intéresserait plusieurs assureurs. Seule limite : cette filiale, dont l'activité est essentiellement en ligne sur le modèle de vente directe d'Amaguiz, ayant été lancée en 2011 génère, pour l'instant, peu de revenus. En conséquence, sa vente devrait peu rapporter. Le problème est similaire pour la filiale roumaine, née de la fusion de trois entités différentes.

Des pépites négligées

La Turquie susciterait les convoitises. Axa et Allianz sont cités parmi les acquéreurs potentiels. Reste que, de l'avis des analystes, Groupama se priverait d'un excellent relais de croissance, alors que le marché turc est en plein essor. En Hongrie et en Italie, l'assureur vert n'a pas, pour l'heure, de velléités de vente. Ce serait une erreur, à en croire un expert qui souhaite garder l'anonymat : « Une cession de la filiale italienne permettrait au groupe d'accroître sensiblement sa marge de solvabilité. »

Emploi

AFI ESCA

Commercial grands comptes H/F

Postuler

Collecteam

Responsable Technique Contrats Santé et Prévoyance H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Services d'assurances 2019-2022 pour la SIG.

Société immobilière de la Guadeloupe (SIG)

24 janvier

971 - LES ABYMES

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

Filiales étrangères de Groupama : à qui le tour ?

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié