Résultats semestriels : Macif trinque

Résultats semestriels : Macif trinque
Jean-Marc Raby

La mutuelle d’assurance a enregistré un résultat net part groupe de 15 M€ au premier semestre 2016 contre 146 M€ au 30 juin 2015. Des facteurs extérieurs défavorables sur les marchés financiers (instabilité des cours d'actions…) et surtout en dommages (inondations, grêle et corporels lourds) expliquent, en partie, cette chute de 90%..

Les comptes du premier semestre 2016 ont été arrêtés le 30 août par le conseil d’administration. Si le chiffre d’affaires consolidé de Macif progresse, à périmètre constant, de 3,4% par rapport aux six premiers mois de 2015, si ses fonds propres affichent une légère hausse de 1,6% (à 3,23 Mds€, principalement dus à la hausse de la réserve de réévaluation) et si, enfin, son portefeuille de clients se densifie légèrement de 0,7% avec 5,24 millions d’assurés, Macif  trinque.

Son résultat net- part groupe chute de 90% à 15 M€ contre 146 M€ à la même période l’an dernier. Son résultat net consolidé recule donc fortement de 88% (17,5 M€). Quant à son résultat opérationnel, il plonge de 101%, négatif à – 3 M€. Un repli qui ne fait, du reste, que traduire la dégradation de la marge financière (- 244 M€).

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« Le premier semestre 2016 a été marqué par la conjonction d’une sinistralité de marché exceptionnelle et d’un contexte financier défavorable », justifie Jean-Marc Raby, directeur général du groupe Macif.

Deux causes majeures grèvent, en effet, les comptes semestriels :

Sur le plan technique

La sinistralité exceptionnelle constatée en dommages (inondations, grêle et dommages corporels lourds) n’a pu qu’être partiellement absorbée par l’évolution du solde de réassurance qui passe de - 20 M€ au 30 juin 2015 à +59 M€ au 30 juin 2016. «Cela s’explique pour 45 M€ par le changement des modalités d’estimation des charges de sinistres cédées en excédent de perte», précise la mutuelle. La progression des frais généraux contribue également à majorer le ratio combiné net qui  passe de 97,8 % au 30 juin 2015 à 104,5 % au 30 juin 2016. Le coût de ces événements climatiques est d’ailleurs précisément évalué par Macif à 73 M€ après réassurance. Après impôt, cette charge impacte le résultat net part du groupe à hauteur de - 48 M€.

La contribution du pôle dommages (1,5 Md€ de cotisations acquises) au résultat net part du groupe a donc fortement diminué (-20 M€ versus 109 M€ l’an dernier), en lien avec la dégradation de la marge technique : 32 M€, en baisse de 120 M€ par rapport au 1er semestre 2015. « La marge technique se caractérise par un effort important de provisionnement, un repli du niveau des plus-values réalisées et par l’impact défavorable de la mise en juste valeur par résultat », peut-on lire dans les comptes détaillés du groupe. De mauvais augures, forcément, à l'heure où l'ensemble des poids lourds de l'IARD cherchent à reconstituer leurs marges techniques en dommages pour compenser la baisse des rendements financiers...Le résultat opérationnel, en dommages, est donc sans surprise négatif à - 49 M€ contre 178 M€ au 30 juin 2015.

A contrario, les cotisations de la santé-prévoyance (483 M€),qui progresse de 2,7%, permettent, sur fond de bonne maîtrise, à l'inverse, de la sinistralité et des frais généraux, une contribution de ce secteur de 24 M€ au résultat net contre 15 M€ l’an dernier. Le ratio combiné net passe, dans ce domaine, de 97,9 % à 95%. Mais la marge financière régresse toutefois à 11 M€ contre 20 M€ au 30 juin 2015.

Sur le plan financier

Les marchés d’actions ont connu au 1er semestre 2016 une évolution défavorable, « alors que le 1er semestre 2015 avait, au contraire, bénéficié d’une conjoncture très positive, d’où un différentiel de résultat financier significatif, amplifié par les effets de mise en juste valeur des normes IFRS », souligne la mutuelle. A 323 M€, c’est sa marge financière qui est surtout pénalisée par ce contexte de baisse prolongée des cours des actions. Ce faisant, le groupe a réduit ses programmes de cessions et par voie de conséquence les plus-values qui les accompagnent.

Résultat : la contribution de son pôle finance-épargne au résultat net part du groupe passe de 19 M€ à 7 M€. En assurance-vie, l’encaissement atteint 1,1 Md€, en hausse de 7%, mais les sorties ont progressé de façon plus importante et la collecte nette diminue (235 M€). A noter qu’avec 133 000 clients bancarisés représentant 404 M€ de dépôts et d’épargne, l’activité bancaire se poursuit. Au final, le résultat opérationnel de ce secteur s’établit à 6 M€ contre 28 M€ l’an dernier à cette même date. Pour le secteur Gestion d’actifs, la contribution au résultat net -part reste stable à 3 M€.

« Nos résultats pour ce semestre comportent des facteurs encourageants, notamment en termes de développement du chiffre d’affaires, de maîtrise des frais généraux et de croissance des fonds propres qui viennent confirmer la pertinence du plan stratégique 2016-2020», a déclaré Jean-Marc Raby.

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