Temps de travail : mouvement social chez Groupama Centre-Atlantique

Temps de travail : mouvement social chez Groupama Centre-Atlantique

Un mouvement de grève est annoncé jeudi prochain. Depuis 18 mois, salariés et direction ne parviennent pas à s’entendre sur le nouvel accord du temps de travail.

Le temps de travail, un sujet houleux chez Groupama Centre-Atlantique. L’intersyndicale CGT, FO, CFE CGC, SNEEMA appelle les salariés de la caisse régionale à faire grève jeudi prochain et à manifester à Niort devant le siège de l’entreprise où se tiendra le conseil d’administration. Depuis 18 mois, les représentants des salariés et la direction ne parviennent pas à trouver d’accord sur le temps de travail.

La direction générale de Groupama Centre-Atlantique a décidé, en janvier 2017, de renégocier l’accord en vigueur depuis 1999, qui concerne plus de 1500 salariés. Ses propositions ne passent pas auprès du personnel. « La direction veut appliquer des temps de travail différenciés pour différentes catégories de salariés : un forfait jours sera mis en place pour les cadres mais aussi pour les commerciaux spécialisés, cela ne fait pas sens ! », explique Michaël Lablanche, délégué CGT, à l’Argus de l’assurance.

Nouveaux horaires d'ouverture

Les discussions se sont notamment tendues sur les horaires d’ouverture des agences et des sites de gestion. « La direction souhaite ouvrir certaines agences du mardi au samedi sur le modèle des agences bancaires. L’amplitude horaire serait également étendue avec une ouverture de 8H30 à 19H, charge aux directeurs d’agence de trouver un accord. Les agences ouvertes du lundi au vendredi pourraient également l’être le samedi matin, sur la base d’une rotation, ce qui reviendrait à travailler 6 jours par semaine », précise le délégué syndical.

Moins de jours de RTT

Autre point majeur de désaccord : le nombre de jours travaillés et le nombre de JRTT. La direction veut, en effet, imposer un temps de travail annualisé, ce qui ramènera le nombre de JRTT à 15 pour une population de 1000 à 1100 salariés. « Les salariés sont prêts à travailler 6 jours de plus dans l’année avec 20 JRTT », affirme Michaël Lablanche. Une proposition refusée par la direction. Cette dernière propose une prime de transport et des chèques emplois services afin de financer la garde d’enfants comme « contreparties ». Des « mesures transitoires de 3 ans seulement », souligne le délégué CGT.

Pas d'augmentation salariale

Pas suffisant pour des salariés qui n’ont pas reçu d’augmentation depuis 3 ans. « Les salariés ne comprennent pas la remise en cause de l’accord sur le temps de travail, au moment où les résultats financiers de Groupama Centre-Atlantique se sont redressés », explique Michaël Lablanche. D’autant que ce conflit est propre à la caisse régionale. En effet, chez Groupama, chaque caisse régionale négocie son propre accord de temps de travail. Chez les voisins de Groupama d’Oc, « la négociation n’a pris que 6 mois et ils se sont accordés sur 20 JRTT ! », s’insurge Michaël Lablanche.

La direction de Groupama Centre-Atlantique ayant dénoncé l’accord de temps de travail, ce dernier prendra fin au 31 décembre 2018. La fin de la négociation est actée au 25 juin. Sans accord d’ici là, ce sont les règles d’aménagement du temps de travail à garanties minimales prévues par le code du travail (35 heures hebdomadaires, 5 jours travaillés par semaine) qui s’appliqueront au 1er janvier 2019. Les deux parties campent sur leurs positions. Une réunion de la dernière chance doit avoir lieu le 25 juin avec la direction générale, les syndicats préviennent déjà qu’ils ne désarmeront pas.

L'avenir des sites de gestion

A plus long terme, les salariés sont inquiets de l’avenir des caisses régionales au sein du groupe mutualiste. Groupama a marqué un retour aux fondamentaux mutualistes, en remutualisant son organe central : Groupama SA a ainsi disparu au profit de Groupama Assurances Mutuelles. La direction générale du groupe a également marqué son intention d’attirer à elle de petites mutuelles, un projet « plus que flou » à l’heure de la consolidation du monde mutualiste, juge Michaël Lablanche. Le délégué syndical redoute que la baisse des coûts ne passe par une plus grande mutualisation des sites de gestion entre caisses régionales, à l’instar de ce qui se passe déjà chez Groupama Centre-Atlantique qui va concentrer son activité sur deux sites de gestion (contre 6 actuellement). « D’ici 10 ans, on concentrera sans doute l’activité sur un ou deux sites pour la gestion de sinistres automobiles », redoute-t-il.

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