Mutuelles : la MGEFI se réorganise pour faire face à son avenir

Mutuelles : la MGEFI se réorganise pour faire face à son avenir
L'année 2017 sera stratégique à plusieurs titres pour la mutuelle générale de l'économie, des finances et de l'industrie (MGEFI).

La mutuelle générale de l’économie, des finances et de l’industrie lance son projet de transformation Calipso à l’aube d’une année 2017 hautement stratégique.

Le monde mutualiste s’apprête à vivre plusieurs transformations de son modèle, perturbations qui touchent particulièrement la MGEFI. La mutuelle générale de l’économie, des finances et de l’industrie, référencée au sein de ce ministère (19e du Top Mutualité 2016 de l’Argus), s’attend, en effet, à vivre une année 2017 pour le moins… mouvementée.

Quatre enjeux principaux la surplombent selon le président de la MGEFI (également président de la Mutualité Fonction Publique) Serge Brichet :

Réorganisation des activités support

Ce contexte a accéléré la volonté de transformation de la mutuelle, qui s’apprête à fêter ses dix ans d’existence. L'enjeu du projet Calipso réside en trois principes fondateurs : « accroître la satisfaction de nos adhérents, faire de la MGEFI une mutuelle dans son temps et gagner en efficience face à un marché de plus en plus compétitif», détaille le nouveau directeur général de la mutuelle Christian Pasquetti. Cela passe notamment par un effort de 15% sur les frais de gestion (entre 6 et 7 M€ d’économies à réaliser par an) ainsi qu’un objectif-cible de P/C (prestations sur cotisations) à 98%.

Ce plan, à horizon quatre ans, se traduit par une réorganisation de la structure de la MGEFI, que ce soit au siège ou au sein du réseau. Au siège, rue Bouchardon, seront rationalisés les différents services présents : direction unique en charge des adhérents, création d’une DSI à part entière, détachement entre RH et communication et nouvelle direction de l’offre, du marketing et de la communication. Sur le réseau, le maillage territorial a été retravaillé, centré sur les 24 départements comptant plus de 3 500 personnes couvertes (contre une quarantaine de sites jusqu’à présent).

Un PSE non neutre pour l'emploi

Cette réorganisation s’accompagne d'un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), résultat de négociations avec les partenaires sociaux menées durant le troisième trimestre. Côté réseau, les 67 chargés de développement présents sur le terrain ne seront plus que 39 (dont 5 en région parisienne), mais leurs missions seront centralisées sur l’accueil et les rendez-vous physiques avec les adhérents. La réponse téléphonique et le traitement informatique seront, de leur côté, centralisés au siège d’ici le mois de janvier 2017.

En termes d’emploi, si le solde net est positif pour les salariés de droit privé (avec les nouvelles directions de l’offre/marketing et des services d’information), le bilan général reste négatif. 65 postes sont supprimés (sur 230 à l’origine), contre 44 créés. Hors fonctionnaires détachés et réintégrés à l’administration et départs en retraite, ce PSE s’accompagne de 16 départs "bruts" (8 sans reclassement et 8 autres avec possibilité de reclassements refusés).

Le référencement de 2017... et le reste

Cette réorganisation sera théoriquement complète au 1er janvier 2017 : elle devra, en tout cas, être réalisée dans l’optique du prochain référencement en santé et prévoyance au sein du ministère de l’économie et des finances. Les exemples de l’agriculture, où une institution de prévoyance (AG2R La Mondiale) a fait son apparition au sein des organismes référencés, et des affaires étrangères, où le verdict tarde à tomber, incitent la MGEFI à redoubler de moyens pour être en adéquation avec les attentes du ministère lors de son prochain appel d’offres, notamment via une offre retravaillée (le renouvellement de l’offre d’assistance est déjà en cours).

Par delà la santé

L’offre de la MGEFI pourrait également se développer au-delà de la santé. Pour l’heure, rappellent les chiffres du Top Mutualité 2016 de l’Argus, un peu plus de 7% du CA de la MGEFI ne se fait pas en santé (essentiellement en prévoyance), là où les deux autres principales composantes d'Istya (MGEN et MNT) émargent à 18,4% et 21%. Cette part semble vouée à augmenter : «La sinistralité du régime en prévoyance est bonne» glisse ainsi Christian Pasquetti.

«A terme, l’objectif de la MGEFI sera-t-il de devenir une mutuelle interprofessionnelle ?» se demande Serge Brichet. Avant de trancher la question dans les prochaines années, il estime préalablement qu’il existe des «poches affinitaires» existantes autour du «champ naturel» de la mutuelle. Ainsi, si la MGEFI n’a qu’une part de 0,8% de son CA en santé collective (Top Mutualité 2016 de l’Argus), la récente victoire de la mutuelle sur l’appel d’offres en santé de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) face au tenant Axa laisse effectivement augurer d’autres leviers de développement.

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