Résultats 2015 : voyants au vert pour le groupe Apicil

Résultats 2015 : voyants au vert pour le groupe Apicil
©Stephane AUDRAS/REA "Nous ne sommes plus uniquement un groupe régional mais un groupe d'envergure nationale" se réjouit le directeur général du groupe Apicil Philippe Barret.

Le groupe de protection sociale a enregistré une hausse de près de 24% de son activité en assurance de personnes, après une précédente année à la croissance identique. Une bonne série qui s’explique de plusieurs manières.

Indicateurs bien orientés pour le groupe de protection sociale Apicil. Il affiche en effet une importante hausse de son chiffre d’affaires en assurance de personnes : après une progression de 25% lors des résultats 2014, l’activité croît pour 2015 de près de 24% à 1,64 milliard d’euros. «2015 démontre une nouvelle fois que nous sommes un challenger avec qui il faut compter» se réjouit Philippe Barret, le directeur général du groupe Apicil - pour l'heure à la cinquième place des groupes de protection sociale en attendant le rapprochement Klesia / IRP Auto qui fera bouger les lignes.

Le groupe vise la barre des 2 milliards d’euros en assurance de personnes d’ici la fin d’année 2016 dans le cadre de son plan stratégiques Convergences 2011-2016, notamment concrétisé par l’acquisition des activités françaises du groupe britannique Legal & General (rebaptisées Gresham, 229 millions d’euros en santé/prévoyance pour 2015 et 3,435 milliards en épargne individuelle) et la substitution via Micils de la mutuelle MIEL, historique du groupe Casino (94,7 millions d’euros de cotisations en santé).

L'impact de Skandia

Dans le détail de l’assurance de personnes : l’activité en épargne individuelle connaît une nouvelle année faste : après le +47,6% affiché l’année précédente, 2015 voit cet indicateur grimper de 74,4% à 740,8 millions d’euros (les encours progressant de 62% à 6,7 milliards d’euros).

L’acquisition de Skandia permet ainsi d’afficher une belle performance, alors même que l’activité d’Apicil "en solo" sur ce segment a légèrement décru, selon son directeur général adjoint Renaud Célié. Autre tendance notable, une rémunération des supports euros toujours supérieure à la moyenne du marché (2,90% contre 2,30% moyenne FFSA) et un boom quant au poids des supports en unités de compte (33% contre un peu moins de 20% les deux années précédentes).

Bonne résistance en santé

L’activité en santé/prévoyance, malgré un contexte compliqué, dégage également une progression, certes moindre qu’en épargne mais supérieure à la moyenne du marché esquissée par le centre technique des institutions de prévoyance (CTIP). La santé tout d’abord, impactée pour Apicil par l’ANI et la réforme de l’ACS (de 70 000 à 100 000 contrats ASACS, note le directeur général adjoint Thomas Perrin), voit le volume de cotisations progresser de 6,8% à 669,4 millions d’euros, porté par une progression sur les grands comptes et plusieurs succès quant aux recommandations au sein des branches professionnelles au sein du groupement paritaire de prévoyance Adéis. Progression moindre sur la prévoyance avec une augmentation des cotisations de 2,9% à 206 millions d’euros, avec un ratio combiné fortement dégradé (de 93 à 106,7) sous l’effet de la baisse des taux techniques.

La collecte globale du groupe Apicil avec la retraite complémentaire AGIRC/ARRCO (1,5 milliard d’euros) est ainsi portée à 3,137 milliards d’euros, soit une progression de 11,9%. Autres indicateurs plutôt positifs : une augmentation de 3,7% des fonds propres à 943 millions d’euros, un résultat net combiné en légère baisse à 38,6 millions d’euros (avec un résultat d’exploitation fondant de 23,2 à 1,3 million d’euros, mais restant positif) et un ratio de solvabilité S2 de 208% contre 229% en 2014 (168% hors transitoires). Objectif du groupe : rester a minima au-delà des 150% voire des 200% dans ce cadre.

Une SGAPS, mais avec qui ?

L’année 2016 sera également marquée par la création d’une SGAPS (société de groupe assurantiel de protection sociale), qui inclut pour l’heure Apicil Prévoyance, ses filiales Apicil Assurances, Gresham et Skandia ainsi que ses mutuelles Intégrance, Micils et MIEL : Sud-Ouest Mutualité, qui n’a pu rendre sa réponse à horizon du 30 juin 2016, pourrait l’intégrer par la suite. La SGAPS pourrait également accueillir d’ici au 1er janvier 2017 deux mutuelles du secteur des BTP, MBTP Nord et MBTPSE (Sud-Est), respectivement basées à Wasquehal et Lyon, affichant à elles deux 70 millions d’euros de cotisations.

Et possiblement l’institution de prévoyance B2V ? Le dossier, complexe, a été elliptiquement évoqué par M. Barret : «B2V a sollicité le groupe Apicil pour un rapprochement car elle considérait être en difficulté : Apicil a répondu favorablement à cette demande. La décision est désormais de leur côté».

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