Optique : l’UFC – Que Choisir plébiscite les réseaux des complémentaires santé

Optique : l’UFC – Que Choisir plébiscite les réseaux des complémentaires santé
Alain Bazot, président de l'UFC - Que Choisir

L’association de consommateurs UFC - Que Choisir appelle à la généralisation des réseaux de soins des complémentaires santé pour faire baisser le budget « lunettes » des Français qui est de 50 % supérieur à la moyenne européenne. Pour l'UFC - Que Choisir, qui vient de rendre publique une étude sur les causes des surcoûts de l’optique, c'est le meilleur moyen de réduire les marges « exorbitantes » des opticiens qui pèsent sur le coût des équipements.

Si plusieurs aspects de cette problématique sont déjà connus des professionnels de l’assurance complémentaire santé – comme l’impact de la croissance exponentielle du nombre de magasins, qui fait que chacun ne vend plus que 2,8 paires de lunettes par jour ouvré -, l’étude n’en apporte pas moins plusieurs éclairages intéressants.
Le budget annuel moyen par personne pour l’achat de lunettes atteint 75€ contre 51 € en moyenne en Europe, mais ce budget moyen est calculé sur la base de l’ensemble de la population, et lisse des achats qui ne sont pas forcément annuels. Le coût moyen d’un équipement en France (verres simples et progressifs, hors secondes paires « offertes » et lunettes CMU-C) est de 470€ TTC.

Une marge brute de 233%
L’essentiel de la valeur ajoutée revient à l’opticien. Selon les données de l’UFC – Que Choisir d’après les données du cabinet Alcimed, un opticien revend 393 € HT un équipement acheté 118 €, soit un taux de marge brute de 233%. L’association de consommateurs s’est attachée à décomposer cette marge brute. Le coût de la prestation proprement dite (conseil aux clients, réglage de l’équipement, relations avec les organismes complémentaires) est évalué à 2h par vente, soit 48 € compte tenu de l’ensemble des coûts salariaux. Les frais de fonctionnement élevés (ensemble des coûts non liés à une prestation de vente) s’expliquent par le faible niveau de l’activité.

Double peine pour les consommateurs
Globalement les frais fixes représentent près de 200€ par paire vendue. Le marketing en représente une part non négligeable. En croisant des données de différentes sources (Gfk, Alcimed et Drees), L’UFC – Que Choisir chiffre ces dépenses à 580 M€ par an. Sur ce total, les secondes paires « offertes » dans une vente sur trois coûtent en fait 120 M€ par an aux consommateurs. L’association estime encore que le consommateur français « subit une double peine ». En effet, les surcoûts ne sont pas justifiés par une meilleure qualité  de service, car une étude de la Commission européenne a pointé une faible satisfaction des consommateurs français.
Une situation qui incite Alain Bazot, président de l’UFC – Que Choisir, à parler de « gabegie » : la technicité des produits (il existe plus de 100000 références de verres) et l’asymétrie d’information entre l’opticien et son client font que le marché seul ne peut pas remplir de rôle de régulation. Et alors que la puissance publique a renoncé à peser sur le prix des lunettes, « les réseaux de soins des organismes complémentaires peuvent aujourd’hui pallier ce déficit de régulation », ajoute Alain Bazot.

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