Pierre de Villeneuve, BNP Paribas Cardif : «Une réflexion est en cours sur la collective»

Pierre de Villeneuve, BNP Paribas Cardif : «Une réflexion est en cours sur la collective»
Pierre de Villeneuve, PDG de BNP Paribas Bas cardif depuis octobre 2012, a présenté les lignes directrices du bancassureur, ce mardi 14 janvier.

Aux commandes de BNP Paribas Cardif depuis octobre 2013, Pierre de Villeneuve entend encourager le développement de l’assurance vie en France et réfléchit à un éventuel positionnement en collective après le virage de l’ANI.

Changement d’homme mais pas de cap. Nommé à la tête de BNP Paribas Cardif, la filiale d’assurance vie et dommages de BNP Paribas, depuis octobre dernier, en replacement d’Eric Lombard, «l’homme au quarante ans de maison» a rappelé, lors d’une rencontre avec la presse organisée par l’Association nationale des journalistes de l’assurance (ANJA), ses lignes directrices.

En premier lieu, sa vision du modèle de la bancassurance. «Les bancassureurs sont des assureurs avant tout. Dans le vécu quotidien, nous le sommes, il n’y a pas le moindre doute», souligne celui qui invite à ne plus raisonner sous le prisme désuet de l’opposition entre assureurs et bancassureurs.

L’assurance emprunteur face à un risque de démutualisation

Autre sujet sur lequel le numéro un de BNP Paribas Cardif s’est exprimé : l’assurance emprunteur. Un amendement gouvernemental, adopté en décembre dernier, lors de l’examen en deuxième lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi consommation, introduit un délai de douze mois pour résilier son assurance emprunteur après la signature du prêt, là où le rapport de l’IGF préconisait trois mois.

«Dans le débat, on ne doit pas opposer la formule du contrat groupe à celle du contrat individuel, je trouve qu’il y a un biais clair. Se pose aussi la question de la mutualisation. Trop de personnalisation conduira à une démutualisation. Notre métier est de défendre l’équité et d’éviter des utilisations abusives. Je ne suis pas favorable à des règles du jeu où certains pourront partir au bout d’un an, créant en cela des effets d’aubaine», affirme Pierre de Villeneuve.

Et de reconnaître : «Historiquement, les contrats groupes bancaires n’ont pas toujours été générateurs de marges et de participation aux bénéfices. Ces contrats étaient en perte au niveau de l’incapacité. Les banques ont par la suite corrigé le tir en sélectionnant un peu mieux leurs clients.»

L’euro-croissance : une innovation règlementaire

Quant à l’assurance vie, le PDG de BNP Paribas Cardif considère qu’il s’agit «d’un bon produit pour tout le monde et pas uniquement pour la clientèle patrimoniale. C’est l’un des rares produits sécurisés long terme permettant d’avoir une rémunération fonction du rendement de l’épargne long terme». A condition de stabiliser les règles du jeu fiscales entourant ces contrats.

A quelques jours de la publication des taux de rendements 2013, Pierre de Villeneuve confirme que «BNP Paribas Cardif allait procéder à une dotation de la provision pour participation aux excédents (PPE). C’est un principe auquel nous sommes attachés. Je considère qu’une situation de performance financière (plus-values) mérite une mise en provision pour les années suivantes

Enfin, interrogé sur les nouveaux contrats d’assurance vie baptisés «Euro-croissance», il rappelle que cette «innovation réglementaire permet désormais de proposer au sein d’un même contrat des engagements en euros, en unités de compte et en diversifié (fonds croissance)», là où, jusqu’à présent, le souscripteur ne pouvait disposer d’un fonds euros et d’un fonds croissance au sein d’un même contrat. Et d’ajouter : «C’est un produit sécuritaire pour le souscripteur et qui offre des sorties à prix de marché.»

ANI : bientôt une offre en collective ?

Interrogé sur un possible développement en collective de BNP Paribas Cardif dans le cadre de la généralisation de la complémentaire santé en France, Pierre de Villeneuve a indiqué «être en réflexion dans ce domaine tout en veillant à ne pas réinventer ce qui existe déjà. Comme tout assureur, nous nous interrogeons pour savoir comment nous pourrions jouer un rôle utile».

Un secteur dans lequel la filiale de BNP Paribas n’exclut pas de se positionner avec le courtage. «Il faut voir concrètement le plus du courtage par rapport à la situation de marché.» Et d’ajouter : «Des partenariats sont aussi envisageables avec des instituts de prévoyance ou des mutuelles.» Y compris l’hypothèse d’une alliance avec Malakoff-Médéric. Pierre de Villeneuve «ne [peut] rien dire de façon précise», même si des rumeurs de presse évoquent des contacts récents avec Guillaume Sarkozy.

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