Pourquoi l'assurance ne répond pas au défi des cyber-risques

Pourquoi l'assurance ne répond pas au défi des cyber-risques

Pour Stephen Catlin, vice-président exécutif du groupe XL Catlin, parmi  les défis qui attendent l’industrie de l’assurance, l'évaluation des cyber-risques se situe en tête de liste. Il préconise de s'interroger aussi sur les vrais motifs de rapprochement entre assureurs.

Après 42 ans de carrière dans l’industrie de l’assurance, Stephen Catlin, aujourd’hui vice-président exécutif de XL Catlin, a toute légitimité pour définir les grands défis de l’assurance de demain. Et selon ce professionnel, qui a présidé au rapprochement de son groupe, Catlin, avec l’américain XL cette année pour 4,1 Mds de dollars, le cyber-risque doit occuper une place à part dans l’agenda des assureurs:  «Le cyber-risque est le risque systémique le plus important que nous ayons eu à affronter au cours des 42 dernières années » a-t-il expliqué lors de la conférence annuelle à Londres de l’agence de notation A.M. Best, le 4 novembre dernier. Et de préciser : «les risques associés actuellement au cyber-risque dépassent largement la capitalisation boursière de l’industrie de l’assurance IARD (P&C) »

Pas de couverture appropriée

Rien à voir, selon lui avec le risque terroriste ou encore les inondations, largement circonscrits à une région géographique ou un pays. «Le risque de pandémies peut s’en rapprocher mais ce risque a été contenu au cours des dernières années » estime-t-il. Le secteur de l’assurance mondiale serait ainsi incapable d’assurer une couverture appropriée aux entreprises pour ce genre de risques : « A l’heure actuelle, les grosses entreprises contractent quelque 500 millions de dollars de couvertures contre le cyber-risque. Or, nous ne répondons pas à l’heure actuelle aux besoins de nos clients car ce risque dépasse très largement ce montant et il est trop important pour que nos bilans puissent l’absorber ». Pour le vice-président exécutif de XL Catlin, un rapprochement avec les pouvoirs publics s’impose pour permettre d’aboutir à une solution. «Les gouvernements vont devoir assurer un soutien technique de manière à ce que nous soyons capables d’assurer une couverture  de 2 Mds de dollars », prévient-il.

Des rapprochements réfléchis 

Parmi les grandes tendances à venir, la vague de consolidation dans l’industrie devrait aussi se poursuivre. Mais pour Stephen Catlin, tous les rapprochements ne sont pas les bienvenus : «deux opérations de rapprochement sur trois n’apportent aucune contribution positive aux actionnaires » a-t-il estimé, «bien souvent, parce que le prix de la transaction est trop élevé - avec un niveau de réserves sous-évalué- mais aussi, et surtout en raison de l’ incapacité à intégrer les deux entreprises ».

Le vice-président exécutif de XL Group est ainsi revenu sur la façon dont les équipes de Catlin et XL avaient été, pour l’essentiel, intégrées, juste après la fusion : « J’avais plaisanté à moitié en signalant qu’il faudrait intégrer les équipes au cours du week-end suivant la fusion. Au final, nous sommes parvenus à intégrer 2000 personnes dans le monde dont 900 à Londres. 85% de l’intégration de nos deux entreprises sont d’ores et déjà réalisées, soit bien avant la date prévue »

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