Prévoyance : les indépendants conscients des risques (étude Argus/Ciprés)

Prévoyance : les indépendants conscients des risques (étude Argus/Ciprés)

Les travailleurs non-salariés ne négligent pas le risque d’accidents de la vie. Mais les tarifs sont le principal frein à la souscription d’un contrat prévoyance, selon l’étude réalisée par L’Argus en partenariat avec Ciprés Assurances.

Techniquement complexe et humainement sensible dans la mesure où elle renvoie à des événements douloureux de la vie, la prévoyance «lourde» – l’assu­rance des risques invalidité, incapacité et décès – est grandement méconnue des salariés, généralement couverts via leur entreprise ou leur branche professionnelle. L’étude réalisée par L’Argus en partenariat avec Ciprés Assurances révèle a contrario une vraie maturité des travailleurs non-salariés sur ce sujet.

Des TNS bien couverts

Les TNS ont bien compris ce que recou­vrait la prévoyance puisque le terme évoque pour eux la maladie, le décès, l’invalidité et l’accident. Ils identifient les risques et par là même l’intérêt de souscrire un contrat pour s’en prévenir. Ils sont quasiment 60% à avoir accompli cette démarche concernant la maladie ou l’accident, et une proportion légèrement supérieure (65,2%) à avoir contracté une assurance décès. Des résultats un peu plus élevés que les 50% que l’on retrou­ve dans d’autres études.

Cette maturité se confirme dans les raisons qui ont conduit les indépendants interrogés à se protéger contre les aléas de la vie. Ce n’est absolument pas la fiscalité incitative dont bénéficient les cotisations prévoyance versées par les TNS qui l’emporte. Les avantages procurés par la loi Madelin (12,9%) arrivent bien loin derrière l’objectif de maintien du revenu en cas de pépins de santé (71%) ou d’accident (66,7%) et la volonté de protéger sa famille en cas de disparition (60,6%). A contrario, ils ne sont qu’une minorité à considérer que la prévoyance n’a pas de réel intérêt. Les raisons qui conduisent un tiers des participants à ne pas souscrire de contrat sont ailleurs. Les tarifs sont de loin le premier facteur (61%) cité comme frein à la couverture prévoyance devant la dispo­nibilité des travailleurs indépendants (22,1%) et la clarté des offres (16,9%). Et d’ailleurs plus que de coût, on peut se demander s’il ne s’agit pas davantage de problématique de revenus : l’argument du prix est celui qui est le moins mis en avant par les non-salariés les plus âgés alors même que la tarification de ce type de contrat est pourtant croissante avec les années !

Le rôle des experts-comptables

Commerçants, artisans, professions libérales, gérants majoritaires sont bien conscients des aléas qui peuvent interrompre plus ou moins longuement leur activité ainsi que de leurs conséquences financières. L’étude relativise ainsi le rôle des réseaux prescripteurs, souvent présentés comme indispensables dans les politiques d’acquisition des TNS des professionnels de l’assurance. Les conseils de l’expert-comptable n’ont été déterminants dans la souscription que pour 14,4% des répondants alors que la crainte d’un arrêt de l’activité s’est révélée décisive pour plus de la majorité (56,8%). Sur ce dernier point, le rôle des conseils de proximité en assuran­ce (courtier, agent) cité aux environs de 19 % peut paraître faible. Si ce n’est que ces derniers sont les premiers interlocuteurs consultés en cas de besoin d’information. Devant les assureurs/mutuelles, les experts comptables et… Internet. Ce qui tend à prouver que numérique et proximité ne sont pas incompatibles.

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