Rachat de RSA : Zurich Insurance revoit ses ambitions à la hausse

Rachat de RSA : Zurich Insurance revoit ses ambitions à la hausse
RSA est le dixième assureur non-vie européen.

A quelques heures de la date butoir initialement fixée par le code britannique des acquisitions, le groupe d’assurance Zurich a annoncé vouloir soumettre une proposition améliorée pour le rachat de son concurrent RSA.

Le feuilleton de l’été continue. Le groupe d’assurance Zurich vient de soumettre à son concurrent britannique RSA (Royal and Sun Alliance) une proposition de rachat améliorée à 550 pences en numéraire par action soit une valorisation de 5,6 Md£ (7,6 Md€).

Il s’agit, à ce stade, d’une proposition informelle et « il n’y a aucune certitude sur le fait qu’une offre ferme sera formulée », prévient le communiqué publié ce mardi 25 août par Zurich. De son côté, le conseil d’administration de RSA s’est dit prêt à se pencher sur cette nouvelle proposition, sous condition d'une « résolution satisfaisante des autres termes de l'offre ».

A quelques heures de la date butoir initialement fixée par le code britannique des acquisitions, le 25 août au soir, RSA annonce avoir obtenu des autorités britanniques l’obtention d’un report au 22 septembre pour que Zurich exprime son intention de faire une offre ferme ou décide finalement de se retirer.

Une cible conséquente

L’assureur Zurich avance ses pions avec prudence. Avant d’augmenter sa proposition de rachat, le groupe a prévenu, à l’occasion de la publication de ses résultats semestriels, qu’une opération de rachat ne serait possible que si l’assureur estimait avoir obtenu un accord équitable.

«Nous estimons qu'une telle transaction pourrait nous apporter des avantages significatifs ainsi qu'à nos investisseurs en termes de complémentarité des activités de RSA avec nos propres opérations ainsi qu'en termes financiers, a analysé le directeur général de Zurich Insurance Group, Martin Senn. Cependant, laissez-moi être absolument clair sur le fait que  toute utilisation du capital devra satisfaire aux mêmes exigences que celles que nous appliquerions à n'importe quel autre investissement, à savoir un retour sur investissement de 10%.».

Prudence

La prudence s’explique aussi par la taille de cette acquisition potentielle : le groupe suisse signerait sa plus grosse acquisition depuis 2000. Il pourrait alors profiter d’un spécialiste de l’assurance de biens et de responsabilité, solidement implanté sur son berceau historique au Royaume-Uni mais aussi en Irlande, Scandinavie et outre-Atlantique au Canada et en Amérique latine.

Le dixième assureur européen non-vie, selon le classement 2015 de la fondation Mapfre, a été fortement restructuré après une série de difficultés dont un scandale comptable en Irlande.

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