A 150 ans, Swiss Re vise une performance supérieure à celle de ses concurrents

A 150 ans, Swiss Re vise une performance supérieure à celle de ses concurrents

Les années passent, les risques changent, mais Swiss Re réaffirme, à l'issue de ses 150 ans d'histoire, sa volonté d'être proactif face à ces mutations. Le réassureur, qui fêtait ce jeudi 10 octobre cet événement à Paris, a dessiné en quelques traits les contours de sa stratégie future. Dans un marché de la réassurance en surcapacité, le numéro deux mondial - qui ne craint pas tant ses challengers directs comme Munich Re, Hannover Re et Scor que les outsiders des Bermudes et de Zurich - a déclaré vouloir mettre l'accent sur la performance. Et s’il insiste sur sa volonté de devenir l’acteur global de la réassurance, ce n’est pas tant en termes de volumes que de notoriété auprès des cédantes. Le PDG, Michel Liès, a ainsi mis en avant la durabilité du groupe comme garant de fiabilité, notamment dans les branches longues (RC, accidents...). Et de rappeler que Swiss Re a ainsi indemnisé en 2012 des sinistres couverts par un contrat dommages souscrit en... 1950 !

Trois axes de développement

«Décliné sous trois aspects - la réassurance, la gestion d’actifs et Admin Re -, le développement de notre activité doit nous permettre d'obtenir une performance plus élevée que celle de nos concurrents», a déclaré Michel Liès. Cette expansion doit suivre, selon lui, trois axes : l’assurance directe des grands risques (corporate solutions), les marchés d'avenir comme la longévité et la santé et enfin les marchés à fort potentiel de croissance, notamment géographiques (Asie émergente, Moyen-Orient et Afrique du Nord, Turquie...).
Swiss Re n'en reste pas moins innovant et intensifie ses activités en run-off. Ces transactions, qui permettent à des clients de se séparer de portefeuilles anciens - principalement en vie - pour développer des produits nouveaux, peuvent constituer une opportunité pour libérer du capital. Ce transfert au marché de la réassurance est un concept important de la stratégie de Swiss Re en vie.

Relever les défis du marché français

Discret, Swiss Re n’en a pas moins renforcé sa position en France au cours de la dernière décennie pour atteindre aujourd'hui un volume de primes de 1,3 Md€, dont 69% en IARD. Depuis 2011, le réassureur dédie l'une de ses succursales à l'assurance directe pour les grands risques. Le réassureur suisse entend s'affirmer en tant qu'acteur de place, impliqué sur les principaux dossiers : évolution des corporels graves, cat’nat, conséquences pour le marché de la loi Hamon. «Nous ne serons pas, en tant que réassureur, touchés comme les assureurs par la résiliation à tout moment. Cependant, les actions de groupe, le manque de définition du sinistre corporel dans la loi ainsi que le manque d'exclusion, tout comme l'éventuelle extension au domaine de la santé, nous prêtent à réfléchir», reconnaît Ivo Hux, directeur général France. Il n'en décèle pas moins de nouveaux potentiels d'expansion sur le marché français, que ce soit dans «l'optimisation de la couverture des agriculteurs ou du développement des couvertures dépendance, les Français étant prêts à dépenser davantage dans ce domaine», affirme-t-il.

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