[DOSSIER] Les courtiers des cent premières entreprises françaises 6/15

Besoin d’intelligence économique et non d’actuariat

« L es modèles d’assurance s’adaptent difficilement aux risques politiques, qui sont ancrés dans la stratégie de l’entreprise et qui ne sont surtout pas quantifiables si l’on regarde le manque de statistiques et d’antériorité. Nous sommes sur un risque à forte intensité », constate Patrick Leroy, président de la commission responsabilité de l’Amrae et gestionnaire de risques de la société Roquettes Frères.

Difficile, dans ce cadre, de faire intervenir des actuaires sur la notion de risques politiques. Selon Gildas Robert, directeur métier chargé de l’actuariat conseil chez Optimind Winter, « de manière générale, ils n’entrent effectivement pas dans la sphère de l’actuariat opérationnel, pour des questions de données historiques insuffisantes et des problèmes de non-récurrence qui ne permettent pas de dégager des lois statistiques ou ne serait-ce qu’une tendance s’appuyant sur des données que l’on peut confronter et comparer ».

Des données pays qualifiées

Même si les risk managers ne s’appuient par sur des études actuarielles, ils ont néanmoins besoin de données pays qualifiées. Ce que confirme Dan Chelly, directeur métier chargé du risk management chez Optimind Winter : « S’implanter dans un pays, c’est une décision stratégique de l’entreprise qui ne peut pas se contenter du seul point de vue assurantiel. Il y a une notion de prise de risques qui doit trouver ses réponses également dans des données d’évaluations géopolitiques et économiques. »

Aux yeux de certains risk managers, les courtiers commencent à prendre conscience de ce besoin d’accompagnement émanant des assurés en termes d’intelligence économique. « Mais nous en sommes encore aux balbutiements du côté du courtage. Certains réassureurs mondiaux ont initié cette démarche et certains assureurs comme Zurich », considère Patrick Leroy, de l’Amrae. Et Renaud de Pressigny, directeur général adjoint de Gras Savoye Willis Specialties, de répondre : « Nous pouvons effectivement aider les risk managers à analyser leurs risques, mais aussi leur permettre d’accéder à des fiches pays regroupant des données géopolitiques ou économiques objectives caractérisant les différents risques politiques pouvant affecter leurs investissements.»

S’implanter dans un pays, c’est une décision stratégique qui ne peut pas se contenter du seul point de vue assurantiel.

DAN CHELLY, directeur métier chargé du risk management chez Optimind Winter

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