CCR : La sinistralité de 2013 n'entame pas les réserves du régime cat' nat'

CCR : La sinistralité de 2013 n'entame pas les réserves du régime cat' nat'

La Caisse centrale de réassurance (CCR) annonce pour 2013 un résultat de 210 M€, en baisse de 13,5%. Ce recul est principalement dû, comme l'a indiqué Pierre Michel, directeur adjoint en charge des finances, «à l'impact de la baisse du rendement financier, qui est passé de 193 M€ en 2012 à 163 M€ l'année suivante». Il précise que le taux des rendements sur actifs est de 2,5% suivant la norme française à laquelle est soumise la CCR (3% en IFRS). La rentabilité des fonds propres s'inscrit, quant à elle, à 11,9 %.

Côté opérationnel, cette société, qui détient le monopole de la garantie d'Etat pour la réassurance des risques cat' nat', a engrangé 838 M€ de primes à ce titre. Un volume stable alors que la charge de sinistres est plus importante qu'en 2012 : 130 M€ pour les inondations du Sud-Ouest (coûts de 250 à 300 M€ pour le marché de l'assurance), 30 M€ pour celles deTroyes (40 à 70 M€ pour les assureurs) ou encore 16 M€ en décembre dernier pour la tempête Dirk (50 M€).

Le changement climatique, prochain défi

La CCR intervient parallèlement en tant qu'acteur du marché de la réassurance, une fonction dont elle a réduit la voilure à hauteur de 19% (418 M€), conformément à la politique de recentrage qu'elle s'est fixée depuis deux ans. Toutes activités confondues, la CCR est parvenue à un ratio combiné de 78,3%  (87,5% en 2012), tandis que ses réserves, qui conditionnent sa capacité à absorber une catastrophe majeure sans l'aide de l'état, ont sensiblement augmenté à 4 Md€, contre 3,75 Md€ en 2012.

«Notre système préfinancé, bien que très sollicité, fonctionne bien, sans intervention de l'aide de l'Etat», s'est félicitée Stéphane Pallez, présidente-directrice générale. Pour l'évolution de la charge provoquée par la sécheresse de 2011, la CCR a eu à ajouter en 2013 une provision de 49 M€ à 424M€.

Alors que l'année 2014 a débuté par une forte fréquence en inondations pour un coût marché estimé entre 300 et 450 M€, le phénomène des sécheresses n'est pas à négliger. Selon les études démarrées par la CCR, ce phénomène pourrait, à l'horizon 2020-2030, revenir à une fréquence de deux à cinq ans. Un constat qui pourrait amener à revoir les besoins en couverture des exploitants agricoles face au changement climatique. Et à engager une réflexion sur un système de réassurance dont les garanties seraient reoptimisées grâce à l'intervention de l'Etat via CCR...

Abonnés

Base des organismes d'assurance

Retrouvez les informations complètes, les risques couverts et les dirigeants de plus de 850 organismes d'assurance

Je consulte la base

Le Magazine

ÉDITION DU 20 mai 2022

ÉDITION DU 20 mai 2022 Je consulte

Emploi

Adis Assurances

Rédacteurs Règlements en Prévoyance H/F

Postuler

CNA HARDY

Souscripteurs et Gestionnaires H/F

Postuler

+ de 10 000 postes
vous attendent

Accéder aux offres d'emploi

APPELS D'OFFRES

Assistance à la mise en oeuvre de conventions de participation dans le domaine de l...

Centre de gestion de la fonction publique territoriale du Nord

21 mai

59 - CDG 59

Prestation de valorisation de l'EESC HEC.

CCI de Paris, Direction des Affaires Immobilières

21 mai

75 - CCIR PARIS ILE DE FRANCE

Proposé par   Marchés Online

Commentaires

CCR : La sinistralité de 2013 n'entame pas les réserves du régime cat' nat'

Merci de confirmer que vous n’êtes pas un robot

Votre e-mail ne sera pas publié